3 mars 2015

Grève coordonnée dans le BTP

Avec tout notre soutien, bon courage à tous.
Nous rappelons que le BTP se distingue par des conditions d'emploi particulièrement indignes, par un recours systématique à l'intérim sur de longue période, par la cascade de sous-traitance, par le management raciste, par les vols de salaires et par les violations des règles de sécurité les plus élémentaires.
Ce qu'ils font à l'un des nôtres, ils nous le font à tous.

Extrait de l'enquête de Paris-Lutte info (ici, en français)
Une grève massive, qui déjoue la division en filiales du géant du BTP Vinci. Du jamais-vu depuis plus de trente ans en Ile-de-France et dans le bâtiment : près de 700 travailleurs en grève, 5 grands chantiers bloqués et près de 2.000 ouvriers qui se croisent les bras. 
(...)
Le premier jour de grève, seul le blocage de la circulation des marchandises et des camions de béton fut organisé. Le deuxième jour, le blocage fut total. A l’exception de tout ce qui concernait la sécurité et la santé. Citons parmi les chantiers touchés par la grève :
  • celui de la station de traitement des eaux d’Achères ;
  • le chantier de la Canopée aux Halles-Châtelet ;
  • celui du stade Arena à Nanterre ;
  • le chantier Smarov à Saint-Cyr-l’Ecole ;
  • le chantier Veolia à Aubervilliers.
Cette grève a été massive, du jamais vu depuis plus de trente ans en Ile-de-France et dans le bâtiment : plusieurs centaines de travailleurs en grève (près de 700), 5 grands chantiers bloqués ainsi que plusieurs autres chantiers des entreprises Bateg, Dumez, GTM, Sicra, Sogea-IDF, TPI, CBC… Sur l’ensemble de l’Ile-de-France, sur les grands chantiers ce sont près de 2.000 ouvriers qui n’ont pas travaillé. Ce mouvement a même suscité une autre grève pour une prime de chantier chez NGE-Gantoli.

On démarre ensemble, on termine ensemble

Après quatre jours, la grève s’est achevée victorieusement le vendredi. Le mouvement, démarré simultanément sur la plupart des grands chantiers, s’est terminé tout aussi simultanément, sans qu’il s’effiloche. C’est déjà une grande réussite de mobilisation collective.
Le silence des médias a été assourdissant sur cette grève massive d’une semaine.