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21 nov. 2016

Délinquence multinationale

RFI nous apprend que deux multinationales coréennes sont contraintes d'enquêter sur les conditions de travail de ses employés en Asie du sud-est (en ligne ici)

Extrait
Deux géants mondiaux de l’électronique sont contraints d’ouvrir une enquête sur les conditions de travail dans leurs usines en Malaisie. Ce sont des employés népalais des filiales de Panasonic et Samsung qui ont lancé l’alerte. Ces derniers ont confié au journal britannique The Guardian être payés avec des salaires de misères pour des horaires indûs. Ils affirment aussi avoir été arnaqués au moment de leur embauche.
C’est le lumpen-proletariat de l’économie mondialisée. Non seulement les travailleurs migrants employés dans les filiales de Panasonic et Samsung en Malaisie travaillent dans des conditions qui ne respectent pas les normes locales et internationales en matière de droit du travail, mais ils seraient en plus contraints de payer pour travailler.
« Frais à l'embauche »
C’est en tous cas ce que raconte la trentaine de témoins rencontrés par nos confrères du Guardian. Avec une escroquerie digne des réseaux de passeurs clandestins et un piège qui se referme dès le pays de départ au moment du recrutement : tous ces migrants népalais affirment en effet avoir payé de soi-disant « frais à l’embauche » allant jusqu’à un peu plus de 1 000 euros. Puis c’est l’engrenage. Une fois arrivé en Malaisie, leur employeur confisque leur passeport, une pratique que la loi malaisienne pourtant interdit. Et les voilà contraints à faire des heures supplémentaires non payées, pour rembourser leur « dette ».

29 mai 2015

Les employés dans la fosse

Nous apprenons l'existence de filières de trafic d'êtres humains, d'immigrés par SudInfo (ici, en français). Ces trafics d'êtres humains sont utilisés pour des activités lucratives, les humains sont employés pour faire de l'argent.

Extrait

Cent trente-neuf fosses et 28 camps servant au trafic d’êtres humains ont été découverts dans une région reculée de Malaisie frontalière avec la Thaïlande, a déclaré lundi un haut responsable de la police.
Le chef de la police nationale Khalid Abu Bakar a détaillé devant la presse les découvertes des autorités, au lendemain de l’annonce par la Malaisie qu’elle avait mis au jour sur son territoire, pour la première fois depuis le début de la crise régionale des migrants, des fosses susceptibles de renfermer les dépouilles d’exilés du Bangladesh et de Birmanie.
Les autorités "ont découvert 139 tombes présumées. Elles ne savent pas combien de corps contient chacune des tombes", a dit le chef de la police.
Il a expliqué que les camps avaient une capacité suffisante pour renfermer des centaines de personnes. Le plus grand d’entre eux était susceptible d’abriter jusqu’à 300 migrants, un autre avait une capacité d’une centaine de personnes tandis que les autres sites pouvaient enfermer une vingtaine de migrants.
Ces découvertes viennent confirmer le caractère tragique du trafic d’êtres humains en Asie du Sud-Est.
Après la découverte début mai de charniers dans le sud de la Thaïlande, les autorités de ce pays avaient décidé de sévir contre la traite d’êtres humains. Les filières se sont retrouvées désorganisées et des milliers de migrants ont été abandonnés en mer par les passeurs.

23 août 2014

Un point radio sur la Malaisie

 Sur Canal Sud, Grégoire S. reçoit Anne Vidal pour faire le point sur la situation en Malaisie où elle est allée traîner ses guêtres.

L'émission radio dure une heure à peu près et est disponible gratuitement ici.

Il y en a pour tous les goûts:

- déforestation pour l'huile de palme, pour l'agriculture vénale

Cadre du futur barrage
- corruption autour d'un barrage hydroélectrique, le Baram. Il s'agit de produire de l'électricité mais il n'y a pas de client. Un article fait le point sur les barrages en Malaisie ici (en anglais) -  le barrage de Baram va déplacer 20.000 personnes.

- l'extraction des terres rares

- la lutte des indigènes pour leur survie

2 mai 2014

Bilan du premier mai


Le Matin (ici, en français) fait le bilan des enjeux du premier mai de cette année. Résumé.

 Au Cambodge, les syndicats ont appelé à manifester pour soutenir les ouvriers du textile - ils gagnent généralement moins de 100€ par mois.

En Indonésie, en Malaisie mais aussi dans les économies parmi les plus développées de la région, à Hong Kong, Singapour, Séoul ou Taïwan, il s'agit de dénoncer l'inflation qui augmente les inégalités.

En France, les syndicats manifestent en ordre dispersé.

En Espagne, le chômage record stimulera des manifestations dans plus de 70 villes.

À Moscou, les syndicats organiseront des manifestations sur la place rouge, comme à l'époque soviétique.

Les défilés sont attendus en Grèce ou en Italie, pays marqués par l'austérité la plus brutale.

La place Taksim a été transformée en camp retranché avec 40.000 policiers déployés. L'enjeu politique en Turquie demeure vif après la répression des manifestations place Taksim ce printemps.



11 nov. 2013

Accaparement

L'accaparement des terres, c'est leur achat par ceux qui ont de l'argent au détriment de ceux qui les cultivent sans titre de propriété. C'est ce que Polanyi appelait l'enclosure.

Agnès Stienne illustre ce phénomène vieux de trois siècle mais toujours actuel.

Mais rassurez-vous: les autorités des pays concernés ont promis ... que l'accaparement créerait des emplois.