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26 mars 2017

Grève générale en Guyane

Le Monde nous fait savoir que la Guyane voit une importante mobilisation pour le moment. Pour résumer, on pourrait dire que les Guyanais sont épuisés d'être considérés comme des coûts, de ne pas avoir de perspectives professionnelles (sauf à faire les larbins, donc) et de vivre dans l'indigence qu'induit l'idée de considérer les gens comme des coûts.

Bon courage à toutes et à tous.

Touchée depuis plusieurs jours par une série de mouvements sociaux, la Guyane, collectivité territoriale de plus de 250 000 habitants, voit la mobilisation prendre de l’ampleur, avec le vote, samedi 25 mars, par l’Union des travailleurs guyanais (UTG) de la grève générale à compter de lundi. La mobilisation, soutenue par des collectifs de citoyens, dénonce globalement les problèmes du territoire en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou de logement.

En votant à l’unanimité la grève générale à compter de lundi, les 37 syndicats réunis au sein de l’UTG souhaitent protéger les salariés grévistes dans des secteurs très divers, a précisé Albert Darnal, le secrétaire général de l’organisation.

Regroupant pêle-mêle des salariés d’EDF, des collectifs contre l’insécurité, un collectif dénonçant l’insuffisance de l’offre de soins et les retards structurels en matière de santé, ou encore des socioprofessionnels et des transporteurs, le mouvement de protestation a notamment monté des barrages obstruant depuis jeudi une dizaine de ronds-points stratégiques du littoral guyanais, bloquant notamment l’entrée de Cayenne.
 Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/25/guyane-les-syndicats-votent-la-greve-generale-a-compter-de-lundi_5100885_3224.html

25 janv. 2017

L'or ne se mange pas


Le Monde s'inquiète des pratiques d'orpaillage en Guyane, pratiques qui menacent la bio-diversité locale.

Extrait de l'article disponible ici:

Des cours d’eau marron sale qui se jettent dans le fleuve Maroni, des chantiers boueux qui en labourent les criques et les berges, des parcelles de forêt primaire défrichées : voilà le spectacle qui s’offre aux inspecteurs de l’environnement lorsqu’ils survolent en hélicoptère le parc amazonien de Guyane. Car l’orpaillage illégal n’y a jamais été aussi intense. En décembre 2016, le conseil d’administration de cette immense aire protégée de 3,4 millions d’hectares a rendu public le pire bilan jamais dressé depuis le début des missions régulières de surveillance aérienne lancées en 2008, un an après la création du parc.

Or la recherche d’or dans les zones alluvionnaires et dans des galeries sous la canopée entraîne une série de dommages pour les populations – en particulier amérindiennes dont le mode de vie repose encore directement sur la qualité de leur environnement –, et pour l’exceptionnelle biodiversité de ce territoire d’Amazonie.

Fin novembre, lors de la troisième campagne de survol de 2016, les inspecteurs ont recensé 139 sites actifs d’orpaillage illicite, 10 % de plus qu’en juillet, 24 % par rapport à l’année 2015. Ils ont aussi repéré de nombreux puits de mine, 90 campements d’orpailleurs illégaux, plus un village entier clandestin, ainsi que des pistes tracées dans la forêt pour les quads : les pirogues ne sont plus l’unique moyen de ravitaillement des clandestins.