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10 sept. 2016

Grève pour le salaire

Au Togo, les employés de la mine de phosphate se battent pour leur salaire selon un article de Jeune Afrique (ici, en français).

Extrait

"C'est la misère chez nous. En plus, nous travaillons dans des conditions difficiles", s'exclame Tchédré Kpatcha, mécano-électricien à la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT), secouée par des grèves depuis un mois.


En ligne serrée, avec leurs gilets jaune fluo et leur casque de protection vissé sur la tête, environ 500 employés de la SNPT sont descendus dans les rues de la petite commune de Hahotoé, à 40 km au nord de Lomé.« Nous crions depuis des années et personne ne nous répond », martèle le vieil homme aux cheveux blancs, employé depuis 36 ans dans le secteur du phosphate.
A quelques kilomètres de là, dans l’immense cratère de couleur ocre, les tractopelles et tapis roulants sont à l’arrêt. Un nouveau coup dur pour ce secteur vital de l’économie togolaise.
Les grèves se multiplient depuis le 10 août, aucun accord n’ayant été trouvé face aux revendications des travailleurs. Le secteur avait été déjà paralysé en 2013 (72 heures), en 2014 (une semaine) et en 2015 (deux semaines).
Mais faute d’accord avec la direction de la société d’Etat, les quelque 1.500 personnes employées par la SNPT suspendent régulièrement leur travail depuis un mois, au sein des trois principales unités de production de Kpomé, Hahotoé et Dagbati.

1 juil. 2015

La main invisible

In memoriam

Il ne faut jamais perdre de vue que, alors que Adam Smith s'émerveillait de la "main invisible" du marché, de sa prodigieuse efficacité, des millions d'humains subissaient le joug bien visible, lui, de l'esclavage.

L'esclavage contribuait de manière décisive à l'essor de l'industrie textile anglaise en réduisant les "coûts de la main d’œuvre" (déjà!) dans la production de matières premières. Il a permis une accumulation gigantesque puisque, sur la valeur ajoutée créée par les esclaves, aucun salaire n'était consenti.

Le modèle de la "main invisible" doit toujours être accompagné de l'infographie ci-dessous. De même, la "main invisible" du 21e siècle implique des conditions de travail assimilables à l'esclavage au Mexique, en Chine, au Pakistan, à Hong-Kong, en RDCongo, au Maroc, au Bangladesh, dans tous les pays de la péninsule arabe, en Colombie, en Honduras (par exemple) et, qui sait, demain, avec l'aide des créanciers, de leur main bien visible, en Europe ou aux États-Unis.

Ce qu'ils font à l'un(e) d'entre nous, ils nous le font à toutes et à tous.

315 années, 20.528 voyages et des millions de vies.
slate.fr

24 mars 2015

Une grève pour le salaire

RFI nous fait savoir que les fonctionnaires togolais se sont mis en grève pour défendre leur salaire.

Comme ici, l'essentiel des fonctionnaires sont des enseignants.

Extrait de l'article en ligne ici
Sur les 50 000 travailleurs de la fonction publique, plus de 50 % sont issus de l’enseignement. Le mouvement de grève perturbe donc fortement les cours et conduit le gouvernement à fermer certaines écoles temporairement. Les dirigeants de la STT refusent d’aller aux négociations avec les autres centrales syndicales. « Nous voulons des discussions directes avec le gouvernement », confie Gilbert Tsolényanou, le porte-parole de l'organisme.
Le gouvernement ne partage pas ce point de vue et demande à la centrale syndicale de revenir à la table des négociations. Pour lui, cette grève est sortie de son cadre légal depuis que la STT remet en cause le relevé des conclusions des dernières négociations et a quitté le comité de suivi mis en place pour examiner les autres points de la plateforme de revendication.
Selon Nicoué Octave Broohm, le ministre de l’Enseignement supérieur, le gouvernement vient de procéder à une nouvelle augmentation des salaires dans le cadre des dernières négociations avec une enveloppe d’environ sept milliards de francs CFA qui doit prendre effet à partir de juillet 2015. Visiblement, ce défaut de discussions entre travailleurs et gouvernement risque d'envenimer un conflit social parti pour durer.