Dans la belle province aussi la sécurité sociale - en l'occurrence l'assurance chômage - est
menacée. En dépit de son nom, cette assurance chômage est financée par le
salaire.
On peut craindre que, là-bas comme ici, les gouvernements s'y prennent
de la même façon après avoir évoqué un mystérieux bien commun.
- Des médias qui évoquent les 'problèmes', les 'déficits structurels' en boucle
- Un rapport bidon d'une commission sur commande prône les 'réformes'
- Les 'réformes' en question consistent invariablement en une baisse
des salaires, notamment des salaires sociaux, éventuellement une
fiscalisation de la sécurité sociale, une restriction des prestations de
la sécurité sociale - un harcèlement de leurs bénéficiaires - et une
baisse des prestations en question.

Bien
sûr, tout le processus diminue le montant global alloué aux chômeurs
(aux retraités, aux malades, à la santé publique, etc.), les cotisations
sociales baissent donc, ce qui permet aux employeurs d'augmenter leurs
profits. Éventuellement, une partie de la baisse de cotisations sociales
est compensée par une augmentation des impôts (TVA et impôts sur le
revenu) pour financer ce qu'il reste des prestations.
En
gros, le chômage organisé par les entreprises, qui était compris dans
le salaire comme cotisation passe à la charge des contribuables - et le
tout pour sauver, augmenter et exploser les profits des saints
investisseurs.
La sécu, c'est déjà le salaire hors
emploi, c'est déjà une brèche dans la grisaille, dans la servilité
contreproductive de l'emploi. C'est notre joyau, à toutes et à tous.