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17 oct. 2016

Les aspirants-bulles


Alice Dulczewski nous présente la jeunesse dorée à Bruxelles, chez les aspirants assistants parlementaires dans Vice (ici, en français).

Extrait
Il est à peine 18 heures et la place du Luxembourg de Bruxelles est déjà bondée. La foule est en costard, robe ou tailleur et squatte la chaussée, une bière ou un mojito à la main. On parle espagnol, allemand, français et surtout anglais. Comme tous les jeudis soir, on assiste au traditionnel afterwork des expats au pied du Parlement européen. L'Happy Hour a commencé et Fabian en profite pour ingurgiter des chopes à 2,50 €. Veste de costard et chaussures cirées, on le prendrait pour un habitué. Pourtant, me dit-il, « ce n'est que la troisième fois que je viens ici. Ça ne fait que trois semaines que je suis à Bruxelles ! » Fraîchement diplômé, ce jeune Allemand entame un stage de six mois auprès d'un député européen. Il est loin d'être le seul. 

Comme Fabian, des milliers de jeunes viennent chaque année de toute l'Europe pour devenir stagiaire au sein de ce qu'on appelle ici la « bulle européenne ». Ils ont fait du droit, des études européennes, de l'économie ou Sciences Po et espèrent tous obtenir un emploi dans une institution de l'Union européenne (UE), une ONG ou encore dans l'un des nombreux lobbies qui gravitent autour des centres de pouvoir bruxellois. Une vie professionnelle menée dans une ambiance Erasmus, des salaires souvent alléchants, l'idée de travailler dans un haut lieu des relations internationales – tout ça peut donner envie. Peut-être un peu trop. « Tous ces jeunes viennent ici parce que Bruxelles est le Washington européen », lance Bryn Watkins, membre de l'association B!NGO, qui plaide pour des stages de qualité dans la ville. « Mais il y a un problème, poursuit-il. Le marché se retrouve inondé d'expatriés polyglottes et surdiplômés. »

19 févr. 2016

Considérations communautaires

En Belgique, la vie politique est ponctuée de considérations communautaires. Au sein des mouvements régionalistes, les flamingants se distinguent par leur constance et par leur virulence. Ils dénoncent à l'envi le coût des Wallons, les habitants de l'autre partie du pays, pour leurs coreligionnaires flamands.

Derrière ce discours, il y a la logique qu'un employé, un salarié, un prestataire social sont des coûts, ce qui, du point de vue salarial, du point de vue anti-employiste qui est le nôtre est du délire. Les producteurs, en emploi ou hors emploi, ne coûtent pas à l'économie, c'est eux qui font l'économie.

Mais voyons cet argument de plus près - non pour nous situer sur le délicat terrain des conflits communautaires belge, nous n'avons rien à y faire mais pour démonter la logique intrinsèque, le dieu caché dans la tapisserie de ce genre de discours.

Soit l'on considère que les producteurs (salarié en emploi ou prestataires sociaux) produisent la valeur ajoutée correspondant à leur salaire et la notion même de coût d'une région envers une autre au nom des transferts sociaux n'a pas de sens.

Soit l'on adopte le point de vue libéral qui, seul, permet de considérer les producteurs qui font l'économie comme des coûts. À ce moment-là, ce ne sont pas les producteurs qui créent la richesse mais les entreprises et elles seules. Les salariés, les cotisations sont considérés comme des coûts pour les libéraux.

Dans l'optique libérale, si l'on regarde les données de la Banque Nationale Belge (ici, pp. 12-23), il faut considérer les seules valeurs ajoutées créés par les entreprises.

Nous avons donc, pour les régions, en milliards d'euros, pour l'année 2012:

Bruxelles: 63 milliards d'€ de valeur ajoutée créée par les entreprises (soit 18,1%)
Flandre: 202 milliards d'€ de valeur ajoutée créée par les entreprises (soit 58,2%)
Wallonie: 82 milliards d'€ de valeur ajoutée créée par les entreprises (soit 23,6%)

Dans le même temps, pour la même année, les producteurs assimilés à des coûts pour les entreprises par les libéraux se sont répartis les salaires selon les chiffres ci-dessous. Les revenus primaires ne tiennent pas compte des impôts et des prestations sociales alors que les revenus secondaires les intègrent. On voit que les salaires secondaires sont plus importants en Wallonie que les salaires primaires. Les Wallons paient donc moins d'impôt et bénéficient de davantage de prestations sociales que leurs équivalents flamands. C'est sur cet argument que se fondent les discours nationalistes (les Wallons sont des profiteurs, etc.). Que l'on en juge.

Bruxelles: revenus primaires 9,3%; revenus secondaires 9,5% (+0,2%)
Flandre: revenus primaires 62,6%, revenus secondaires 61,2% (-1,4%)
Wallonie: revenus primaires 28%, revenus secondaires 29,3% (+1,3%)

Le hic dans ce raisonnement, c'est que pour la fédération patronale flamande comme pour les libéraux encartés dans les partis politiques flamingants, la valeur ajoutée n'est pas produite par les producteurs mais par les entreprises. Il faut donc comparer les revenus secondaires (qui intègrent salaires sociaux, salaires directs et revenu de l'épargne ou revenus immobilier) à ... ceux produits par l'entreprise.

Nous avons donc

Bruxelles: valeur ajoutée des entreprises 18,1%; revenus secondaires 9,5% (-8,4%)
Flandre: valeur ajoutée des entreprises 58,2%, revenus secondaires 61,2% (+3,8%)
Wallonie: valeur ajoutée des entreprises 23,6%, revenus secondaires 29,3% (+5,7%)

Pour nous résumer, du point de vue libéral, ce ne sont pas les Wallons qui coûtent aux Flamands, ce sont les Flamands et les Wallons qui coûtent aux entreprises bruxelloises.

Le point de vue libéral est tout aussi abject que celui des nationalistes, à n'en pas douter. Il a néanmoins le mérite d'expliquer pourquoi un parti nationaliste flamand ouvertement libéral et pro-patronal ne met qu'un zèle somme toute très mesuré à obtenir l'indépendance effective de la Flandre alors qu'il est au pouvoir aux niveaux national et régional.

Mais que ce soit le point de vue nationaliste ou le point de vue libéral, on arrive à une impasse insurmontable: dans les deux cas, les producteurs sont perçus comme des coûts (sauf s'ils travaillent pour un propriétaire lucratif dans le point de vue nationaliste).

Et c'est bien ces points de départ que nous contestons: ils fondent l'hégémonie de l'emploi et son cortège de désastres psychosociaux et environnementaux, ils nous condamnent à devenir des zombies qui sont des coûts et font gagner de l'argent non à ceux qui sont désignés comme des coûts mais aux propriétaires lucratifs, ceux à qui les producteurs sacrifient leur vie, leur temps, leur créativité, leur famille voire leur santé.

13 févr. 2015

L'écrit ment


Nous informons nos aimables lecteurs que les autorités publiques belges embauchent de "faux indépendants". Les faux indépendants sont des travailleurs en emploi qui travaillent exclusivement pour un employeur.


Extrait d'un article de la Libre Belgique (ici, en français)

Le dossier n’est pas clos. Mais le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a fait un premier pas vers la trentaine de collaborateurs dont il veut se séparer. Comme "La Libre" le révélait lundi, les personnes responsables de la retranscription des débats parlementaires vont perdre leur emploi le 9 février prochain. Pour les remplacer, le Parlement des francophones va recourir aux services du Sénat et rétribuer cette assemblée à hauteur de 350 000 euros par an pour ces services. Problème : les licenciés n’ont pas droit à un préavis. Ils sont considérés comme des travailleurs indépendants et non comme des salariés.
Mais ces derniers contestent cette thèse juridique : bien qu’ils n’aient pas de contrats officiels, ils paient des cotisations sociales, travaillent sous les ordres des autorités du Parlement, disposent de matériel mis à la disposition par leur employeur, etc. Bref, tous les signes sont là qui démontrent qu’ils étaient bien dans une situation de travailleurs salariés et non d’indépendants.
La différence entre les faux indépendants et les salariés, c'est leur statut, c'est la reconnaissance des droits salariaux dont bénéficient les salariés, droits dont sont privés les faux indépendants. Le recours à l'emploi de faux indépendants est strictement condamné par la loi en Belgique.

Mais, puisque c'est le sénat ...

En outre, les salariés de l'État peuvent légitimement prétendre à la fonction publique, c'est-à-dire à un salaire à la qualification sans lien avec l'emploi et l'employeur.

Tout notre soutien aux pigistes dans leur lutte pour le salaire, tout notre soutien à leur légitime intégration dans la fonction publique, tout notre soutien à l'intégration dans la fonction publique de TOUS les travailleurs prestataires de services publics, qu'ils soient dans le public, dans l'associatif ou dans le privé.

22 déc. 2014

Rappel de circonstances

Nous apprenons sur RTL (voir le lien ci-dessous) que les ouvriers grévistes des ateliers sous-traitants de la SNCB ont obtenu gain de cause.


Nous rappelons que les grèves peuvent être efficaces quand les grévistes sont déterminés;

Nous rappelons que les rapports d'emploi ne sont pas des rapports entre personnalités égales en droit puisque l'employeur bénéficie d'un rapport de force favorable (il met en jeu ses profits) par rapport à l'employé (il est contraint par la nécessité, il défend son gagne-pain);

Nous rappelons que les intérêts de l'employeur (faire du profit) sont opposés à ceux de l'employé (faire un travail intéressant, avoir de bonnes relations avec ses collègues, du temps disponible pour sa vie privée, la sécurité salariale, de bonnes relations de travail et un salaire à la mesure de sa qualification);

Nous rappelons que, pour faire valoir leurs intérêts, les employés en particulier et les producteurs en général ne disposent pas d'énormément de moyens de pression;

Nous rappelons que la grève est un de ces moyens de pression.

Bravo aux grévistes en tout cas.

2 déc. 2014

Détachement: les femmes de ménage à Bruxelles

Nous rappelons le principe du détachement: il s'agit de payer au salaire minimum du pays accueillant un personnel qui cotise au niveau de son pays d'origine.

Cette forme de dumping salarial se concentre sur les salaires socialisés et met en péril à terme la viabilité des systèmes de sécurité sociale des pays les plus avancés en la matière. Globalement, en compromettant les salaires socialisés de ces pays, ce sont les salaires en général qui font l'objet d'une guerre à outrance par cette forme de concurrence.

Véronique Fiévet sur le site de la RTBF (ici, en français) nous donne un exemple de cette pratique esclavagiste ... dans le plat pays.

Extraits




Ces derniers mois, deux grands hôtels bruxellois ont choisi de remplacer leurs femmes de chambres habituelles par de jeunes stagiaires espagnols. Cette situation reflète la dérégulation qui s'installe peu à peu dans le secteur hôtelier bruxellois. Ces stagiaires sont engagés par une société de service espagnole qui travaille en sous-traitance pour ces hôtels. Heureux de s’échapper du marasme économique espagnol, ces jeunes déchantent pourtant en arrivant à Bruxelles. 
Pour comprendre les raisons de leur départ, il suffit de regarder le journal télévisé. L'Espagne va mal, un travailleur sur trois ne gagne pas plus de 750 euros par mois. Et pour les jeunes, les opportunités d'emploi sont rares. Alors Gabriel et Pedro ont choisi de partir. Avant de prendre l'avion pour Bruxelles, ils ont signé un contrat leur garantissant un stage rémunéré de 3 ans et une formation en prime. Leur salaire annoncé s'élève à 1200 euros mensuel...
5 mois plus tard, ils se voient plutôt comme des victimes d'une nouvelle forme d'esclavage. Chaque jour, ils doivent nettoyer au moins 14 chambres d'hôtel, souvent beaucoup plus. Pas de vêtements de travail, pas de formation, des journées harassantes avec des horaires imprévisibles.

(...)

Cette situation illustre le phénomène bien connu du détachement de personnel. Le salarié est rémunéré au tarif minimum du pays d’accueil mais la couverture sociale est celle du pays d'origine. Récemment, le service du contrôle des lois sociales, au sein du SPF Emploi, s'est penché sur le dossier de ces stagiaires espagnols. Il s'étonne de découvrir que leur employeur espagnol aurait perçu des subsides européens pour favoriser la mise à l'emploi de ces jeunes.
En attendant de faire toute la lumière sur cette affaire, ce service dénonce la précarisation croissante de pans entiers du marché du travail. On connaissait le détachement de travailleurs dans le secteur de la construction, mais désormais, le phénomène a gagné l'horeca ou le nettoyage.

12 oct. 2014

En Avignon


L'angoisse des artistes est du même ordre que l'angoisse de tous les producteurs, de toutes les formes de vie en marge de l'emploi, porteuses du même mépris social, de la même quête exigeante d'idéal et de la même utilité sociale, de la même production de sens, de matière, d'interaction humaine. Nous devons récupérer notre dignité de producteur et la libérer de l'emploi, de la soumission servile aux intérêts financiers.

Citation de Fabrice Murgia (que je vais voir ce soir si tout va bien, ou demain)

Quand je lis la presse et les articles sur la situation des artistes, qu’à la fin de l’article, je parcours les commentaires des tribunes populaires sur les forums internet, ce n’est plus de la peur. C’est quelque chose d’autre, c’est plus qu’une peur… Enfin… Nous sommes beaucoup ici, et imaginez qu’on parle comme ça de vous… Ça fait plus que peur.

C’est comme une peur qui vous dépasse, qui touche à votre mémoire génétique globale, humaine.

C’est comme quand on se bat à défendre la beauté, à dresser le portrait de l’Homme, mais que le modèle est horrible, stupide, égoïste, méprisant, il vous regarde de travers, comme s’il allait descendre de son socle, arracher votre chevalet, vous le taper sur la gueule, et prendre en plus votre portefeuille qui était presque vide… oui ça fait peur, et en même temps, comment dire, on doit l’aimer, sinon on ne peut pas le peindre, évidement. C’est une peur qui touche à ce qui nous relie, ce qui nous permet de vivre ensemble dans le respect mutuel. Cette peur pour nos enfants, le monde qu’on leur laisse. Une peur que tout à coup, tout le monde se mette à penser la même chose des artistes.
 

Que faut-il demander aux journalistes belges présents ce soir au Festival d’Avignon ? Faut-il leur demander de ressortir les chiffres de la culture, et prouver une fois de plus qu’elle est rentable ? Triste et désolant argument… Faut-il en passer par là ?

Je demande à tous les journalistes belges présents ce soir au Festival d’Avignon de s’adresser à nos concitoyens.

Dites-leur qui nous sommes…

Dites-leur que nous sommes là pour poser des questions critiques sur le monde que nous construisons ensemble. Rien à affirmer. Juste des questions pour les aider à construire.

Dites-leur que nous aussi, nous avons peur de la « crise », mais pitié, dites-leur de nous aider à freiner la crise des valeurs, crise de la solidarité.

Dites-leur que nous avons peur des regards de ceux qui pensent que nous profitons du système quand nous nous tuons au travail et que nous ne voyons pas nos enfants depuis plusieurs semaines.

Dites-leur que le spectacle n’existe pas que dans le gradin, mais aussi dans les classes de leurs enfants, dans leurs souvenirs.

Dites-leur qu’on a deux mille ans d’expérience dans ce secteur florissant, et que ce n’est pas rien. Surtout, dites-leur que nous sommes comme eux : dites-leur que nous voulons travailler. Juste travailler.

Dites-leur dans les premières pages de votre journal s’il vous plaît.

Et dites le dans les pages qu’ils liront, parce que vous l’aurez compris, je ne vous parle pas que de spectacle.

Dites-leur en changeant le mot « théâtre » par le mot « hôpital », parce que certains d’entre eux sont malades de mépris et c’est humiliant pour nous tous.

Continuez à leur dire ce qui se passe au sud et au nord de la Fédération Wallonie-Bruxelles, mais parlez-leur de l’utilité de la culture.


http://www.lalibre.be/culture/arts/a-avignon-les-artistes-belges-disent-leur-peur-53ce6c273570667a638cac11#86121

12 sept. 2014

Caisse de grève

On nous signale que le syndicat des cheminots lance une caisse pour soutenir la grève dans les entrepôts. Il s'agit de défendre les salaires et les conditions de travail, de défendre le travail concret contre la radinerie, la pingrerie, la mesquinerie de la logique du profit, de l'emploi. Avec tout notre soutien.
La CGSP cheminots de Bruxelles organise une collecte pour venir en aide à ces travailleurs et à leurs familles. Vous pouvez envoyer vos dons sur le compte BE20 0682 1834 9956 en indiquant la mention "Solidarité BM&S".

Un piquet est organisé tous les jours, de 7 heures à +- 15 heures, Rampe du Lion à Schaerbeek (près de la gare). Venez y faire une petite visite!

16 avr. 2014

Travailler pour 3,4€ à Bruxelles


Tant que l'Europe est synonyme de casse salariale, de dumping fiscal et social, tant que l'Europe c'est la guerre de tous contre tous, la concurrence des États entre eux, des travailleurs entre eux, tant qu'elle est tout cela, l'Europe reste indigestes pour les travailleurs, dans l'emploi et hors emploi.

Ici, l'Europe autorise (mais qui l'a voté,qui a accepté cette mesure, qui a eu la chance de se prononcer pour ou contre?) le recours au travail détaché (voir ici: http://abecedairedelemploi.blogspot.be/2013/12/detache.html) et on se retrouve avec des ouvriers à 3,4€ de l'heure en Belgique.


Extrait de l'article





Des inspecteurs du travail ont repéré, au cours d'une action de contrôle menée sur un chantier situé dans les environs de la gare du Nord à Bruxelles, des ouvriers portugais payés 3,4 euros par leur compatriote employeur, soit plus de dix euros sous le minimum barémique en Belgique.
Les travailleurs avaient porté plainte dans leur pays d'origine pour non paiement de salaires. Les services d'inspection du travail belges et portugais collaborent autour de ce dossier, a indiqué dans un communiqué la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck.
Au cours d'une visite de travail de trois jours, l'inspection du travail en Belgique a reçu des renforts de collègues lettons, lituaniens, néerlandais, polonais, espagnols et portugais. Ensemble, les inspecteurs ont mené une vaste action de contrôle contre le dumping social.
Au cours de celle-ci, neuf entreprises néerlandaises ont été recensées, outre onze employeurs belges, sept indépendants polonais et une société portugaise comptant quinze travailleurs détachés. Plusieurs infractions ont été constatées comme la non-mention du chantier ou l'absence d'attestations de détachement. Les salaires minimums des travailleurs polonais répondaient au minimum barémique en Belgique, mais pas ceux des portugais.
Cet article fait l'impasse sur le dumping social: les barèmes salariaux des ouvriers détachés sont harmonisés mais pas les cotisations sociales - ce qui compromet à terme la viabilité des cotisations et des prestations sociales.