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29 oct. 2016

Une multinationale indigeste

Les multinationales, c'est bon pour l'emploi, c'est bien connu. C'est pour cela qu'on leur taille des lois sur mesure, qu'on leur fait des cadeaux fiscaux dans des pays complaisants, qu'on ne les poursuit pas pour leurs crimes et qu'on leur concocte des traités sur mesure.

Tout cela au nom de l'emploi. L'Humanité nous emmène chez Cargill à l'occasion d'une fermeture d'une usine du Nord délocalisée en Bulgarie.

Tour du propriétaire de l'article disponible ici:

Hallucinant tout ce que les salariés de l’industrie agroalimentaire produisent avec l’amidon issu des céréales ! Du papier, du lait pour bébé, du Nutella… Danone, Nestlé sont parmi les gros clients de l’usine d’Haubourdin, dans le Nord (350 emplois), qui vit dans les ­effluves de maïs depuis 1889. Effarant ce qui s’y passe depuis que le groupe américain Cargill a fait main basse sur la boîte en 2002, liquidant plus de 70 emplois au coup par coup sans plan social ! Atterrant, le témoignage des salariés actuellement en lutte ! Parce que 26 d’entre eux sont virés, cette fois dans le cadre d’un plan dit « de sauvegarde de l’emploi », avec quelques poignées d’euros de prime extralégale. Cargill n’a cure des hommes et de l’économie locale. Il est plus immédiatement lucratif de délocaliser les services achat, gestion logistique, facturation et ressources humaines, le service paye, en Bretagne et à Sofia, en Bulgarie ! Assemblée générale, barrages filtrants, grève… pour être (au moins) lourdés dignement. On en est là.

« Il y a tout ici pour créer une filière d’avenir »

« Ras le bol ! Les négociations n’avancent pas. Ils ont osé nous proposer de postuler en Bulgarie pour 150 euros par mois, déménagement payé. La plupart d’entre nous ont un savoir-faire de pointe et un haut niveau de diplôme. La lutte va se durcir. Dans le dialogue, on n’arrive à rien. On est obligé de se radicaliser socialement », prévient gentiment Yannick Rabaey, l’un des élus CGT de l’entreprise, lui-même concerné par la suppression du poste de travail qu’il occupe depuis vingt-deux ans.
Ici, c’est pas Alstom. On n’imagine même pas s’adresser au président Hollande ou à son gouvernement, qui, jusqu’à maintenant, n’ont rien trouvé de mieux que de verser 1,2 million d’euros à Cargill au titre du crédit d’impôt compétitivité emploi en échange de… rien !
« Il y a tout ici pour créer une filière d’avenir. Au pied de l’usine, le canal permettrait le transport fluvial et le lycée professionnel pourrait former les jeunes aux métiers spécifiques de la transformation des céréales… », s’insurge Yvon Quintin, militant local du PCF. Mais les décideurs de Cargill sont perchés tout là-haut, loin, loin, loin de cette bourgade de la banlieue lilloise.
Deux fois le chiffre d’affaires de Mc­Donald’s et Coca-Cola réunis. L’ogre de l’agroalimentaire, qui est aussi la plus grande entreprise privée des États-Unis, est implanté dans 67 pays, emploie 143 000 personnes et la discrète famille qui dirige le groupe compte pas moins de 14 milliardaires ! Des richesses qui puisent leur origine jusque dans les assiettes des peuples, car, tout en remplissant celles de certains consommateurs, Cargill vide celles de populations entières. Dans le partage du monde tel que le groupe le conçoit dans sa stratégie de recherche de profits à tout prix, Cargill a divisé le travail. La Côte d’Ivoire produit le cacao, l’Ukraine le blé et le Brésil cultive le soja. C’est d’ailleurs en se rendant dans ce pays et aux États-Unis que la journaliste Stenka Quillet a pu constater les dégâts occasionnés par la société : monoculture de soja, disparition de fermes familiales, etc. En s’accaparant les terres des paysans, ceux-ci sont contraints à l’exode et à la pauvreté, tandis que les fermes-usines gérées entièrement par Cargill génèrent des pollutions aux conséquences funestes, à l’image de cet élevage de milliers de ­cochons dans l’Arkansas dont l’épandage de lisier menacerait la rivière Buffalo, « le joyau de l’Arkansas ».

26 juil. 2015

L'horreur touristique

In memoriam

Yiorgis dans La Brèche (ici, en français) nous parle du tourisme dans la Grèce après les récents accords obtenu sous la pression d'un effondrement bancaire par les créanciers de ce pays.

Visiblement, la troïka, la commission européenne, les ministres de l'eurogroupe ou le FMI ont un effet catastrophique sur l'emploi et les salaires. Rappelons que les marges du secteur sont considérables et que les propriétaires lucratifs des agences de voyage prospèrent.

Extrait

Le tourisme est, dans le capitalisme grec, fortement marqué par les services, un secteur fort important: 25 millions de touristes prévus en 2015, soit 1 million de plus qu’en 2014, année record. Les mois de juillet, août et septembre concentrent quelque 60% des arrivées. L’ensemble de la branche emploie environ 700’000 personnes, dont une large majorité de salarié·e·s. La hausse de la TVA, incluse finalement dans les accords du 13 juillet, a fait la une de la presse internationale. Par contre, moins d’articles ont été consacrés à la baisse des salaires dans ce secteur, très forte dès 2012, et aux conditions de travail. L’attaque des employeurs à l’occasion du deuxième mémorandum de 2012 avait suscité, en juin, un appel à la grève motivé de la sorte: «Les employeurs utilisent ouvertement l’avalanche de mesures [liées au mémorandum] qui écrasent les droits sociaux et humains des travailleurs et exiger ainsi avec violence leur soumission.»


Selon une enquête effectuée en juillet 2014, la hausse du nombre de salariés n’ayant pas de couverture sociale, dans l’hôtellerie, la restauration et les bars, est apparue «foudroyante». «Dans diverses îles des Cyclades, les employés logent dans des caves, travaillent sans assurances et les licenciements sont aussi courants que le changement de personnel.» (Protothema, 17 juillet 2014) Les employés disposant d’une qualification sont engagés comme «travailleurs non qualifiés» avec un salaire brut mensuel de 580 euros. Le miracle grec du tourisme n’est pas partagé par tous.
Malgré le chômage interne qui est un bras de levier pour l’abaissement des salaires, un secteur de l’industrie touristique fait appel à une main-d’œuvre immigrée. Et pas seulement dans la blanchisserie pour les hôtels. L’article publié ci-dessous représente la pointe de l’iceberg. Comme le souligne l’auteur, le silence des médias grecs et internationaux est quasi total sur les tréfonds de l’industrie touristique, certes placée sous la surveillance du Code d’éthique (sic) de la World Tourism Organisation dont l’article 2 affirme: «Le tourisme comme véhicule pour l’épanouissement individuel et collectif». L’article 9 est consacré aux «droits des travailleurs et entrepreneurs de l’industrie du tourisme». Un code adopté par la SETE. (Rédaction A l’Encontre)
*****
Une jeune fille ukrainienne, qui a travaillé ces deux derniers mois dans un hôtel de Laganas [station sur une île touristique réputée, desservie par l’aéroport international de Zakynthos], est morte par épuisement. La surcharge de travail a porté atteinte à sa santé, son corps ne supportait plus ce poids, d’autant plus qu’elle souffrait d’asthme. Du jour où elle a commencé à travailler, les journées de 12-13 heures se succédaient, sans un seul jour de congé, jusqu’à ce qu’elle s’effondre. Malheureusement, elle a rendu son dernier souffle à l’hôpital. Elle y a été présentée… comme une apprentie.
Voici le côté obscur de la «success story» du tourisme, a indiqué le président de la Fédération des travailleurs de l’alimentation et du tourisme, Panagiotis Prountzos, parlant sur la radio Rouge (105,5) avec Spiros Gerardis, à l’occasion de la mort de la jeune travailleuse. «Il y a un vrai commerce régulier “d’esclaves”, organisé par des firmes de travail intérimaire qui cherchent des “stagiaires”, venant souvent des pays de l’ancien “bloc de l’Est”.» P. Prountzos a souligné que le salaire moyen se situe généralement à hauteur de 300 euros par mois.
«Seulement la souffrance peut exprimer nos sentiments à propos de la mort de la femme de chambre dans un hôtel de Zakynthos», déclare dans un communiqué la section SYRIZA du secteur du tourisme. Il indique que «la jeune immigrante en provenance de l’Ukraine a été qualifiée d’«apprentie» par le réseau de trafiquants d’esclaves pour les employeurs des grandes chaînes hôtelières grecques».
La doctrine néolibérale de la flexibilité du travail, afin de l’adapter aux besoins du marché, montre ici son vrai visage: réduire des coûts de production et intensifier le travail jusqu’à ce que les salarié·e·s soient épuisés, «exterminés» physiquement. Il se trouve, indique la section de SYRIZA, que les armées d’«apprentis» et de «stagiaires» des programmes d’aide (au moyen de bons – voucher) mis en place pour «l’intégration» de jeunes dans le «monde du travail» constituent la base réelle pour la «compétitivité des produits grecs» [ce système a été mis en place lors du mémorandum de 2012 et concernait initialement quelque 45'000 jeunes].
Il est caractéristique que dans le même temps les partenaires dits sociaux  qui sont bavards et plus particulièrement diserts sur d’autres questions (par exemple, les privatisations) n’ont pas écrit le moindre mot à propos de la mort de la jeune fille. Un silence similaire a été conservé par les médias traditionnels, car ils sont seulement concernés par le tourisme et ne veulent pas intimider l’opinion publique.

18 oct. 2014

Used in Europe (2)

Used In Europe sort un atlas interactif d'Europe ici, sur la violation des droits du travail sur le vieux Continent, en anglais.

Allemagne
Arnaque de chauffeurs routiers tchèques

Belgique
Travail sous payé dans la manutention. Le trafic humain d'immigrés touche surtout l'agriculture, l'industrie du sexe et la construction.

Espagne
Exploitation de milliers de travailleurs migrants dans les fermes dans des conditions effroyables. On leur prend leurs papiers

France
Exploitation et trafic d'immigrés dans les ateliers, la construction, les PME et l'agriculture

Grande-Bretagne
Exploitation et trafic d'immigrés. Par exemple dans une ferme de cannabis

Irlande
Exploitation et trafic d'immigrés. Notamment dans les fermes de cannabis

Italie
Travail forcé avec violence à 1€ de l'heure dans l'agriculture. Trafic d'êtres humains dans le sexe, la construction et la mendicité contrainte

Luxembourg
Exploitation de travailleurs immigrés (Horeca, construction, industrie du sexe)

Pays-Bas
Exploitation dans les fermes de champignons - trafic d'êtres humains (des mineurs nationaux sont concernés)

Suisse
Trafic et exploitation d'immigrés dans les secteurs non qualifiés 

Pologne
Travail forcé dans le textile (des travailleurs se sont enfuis). Traite humaine dans l'agriculture et dans le travail domestique

Russie
Trafic et exploitation dans la construction (notamment pour les infrastructures de Sotchi)

Grèce
Exploitation et trafic dans l'agriculture et l'industrie du sexe

Ukraine
Exploitation humaine dans l'industrie du tabac. Les émigrés ukrainiens sont victimes de toutes les formes de traite humaine

19 août 2014

L'Érythrée, modèle économique de la suicidoise

L'ancienne coalition est morte en Belgique, terrassée par le succès électoral de ses composants - succès assez inattendu, il faut le dire.

Une autre coalition est appelée à régner. Comme nous ne sommes pas en panne d'idée sur la plateforme, nous avons trouvé un modèle économique prêt à l'emploi pour les négociateurs plus employistes les uns que les autres.

L'Érythrée est un pays charmant. Son emblème est jaune et bleu comme

1. L'Europe
2. L'Ukraine
3. Les couleurs des partis politiques appelés araignés

ce beau pays ce caractérise par un taux de dépenses publiques tout à fait remarquable pour nos libéraux: 27% en additionnant les dépenses de la sécurité sociale et celles de l'État pourtant assez autoritaire.

Ce n'est pas tout. L'Érythrée met au travail forcé les faignants, les chômeurs, les jeunes, les travailleurs au moyen d'un service militaire allongé, obligatoire, émaillé de camps de travail forcé et, bien sûr, bénévole.

Mais, mieux encore pour les Ukrainiens, les Européens et les Suicidiens, les salaires sont ridicules en Érythrée (69% de la population sous le taux de pauvreté), ce qui dope la compétitivité de cette nation d'avenir.

Bien sûr, les esprits chagrins diront qu'on retrouve les jeunes en fuite au fond de la Méditerranée, que le pays se classe 180e pays en matière de liberté de la presse sur ... 180, mais on n'a rien sans rien et quand on aime compter, on ne compte pas. C'est que l'idéal libéralo-suicido-européano-érythréen, ça s'assume (et tant pis pour les quelques dégâts collatéraux).

En tout cas, toutes nos félicitations à la Commission Européenne (ici) et à la suicidoise (ici), toutes deux très appliquées dans la mise en œuvre du progrès érythréen.


Sources:

- le service militaire

Les Érythréens sont dans une situation invivable car leur pays est devenu l'une des pires dictatures au monde. Le président Afeworki considère son peuple, qui est contrôlé en permanence, comme son esclave. Le pays est devenu un immense camp de travail forcé. Le service militaire commence à l'âge de 17 ans et se termine à 50. C'est l'armée qui décide de tout : du métier que les citoyens doivent exercer, de l'emploi du temps et... des sévices qu'il faut subir. Ceux qui s'opposent au régime sont jetés dans des camps disciplinaires. De manière aléatoire, l'armée organise des rafles au sein de la population. Les habitants sont acheminés dans des bagnes pour des vérifications d'identité qui peuvent durer trois ou quatre jours de façon totalement arbitraire. La psychose et la paranoïa tiennent le pays dans son ensemble. Vivre en Érythrée, où l'économie est totalement délabrée, est aujourd'hui un calvaire.
Le Monde 21 janvier 2013 (ici).

- le taux de pauvreté de 69% 

Banque Mondiale (ici)

- prélèvements obligatoires (27,9%)

Statistiques Mondiales (ici)

précisons en outre que le pays est surendetté (120% du PIB, ce qui est comparable à la Belgique, la dette court depuis des années et le gouvernement compte sur l'activité minière pour se renflouer, que le taux de chômage officiel est de 7,9%, lui aussi tout à fait comparable à celui de la Belgique). Ce pays est parmi les plus mal classé au monde en terme de développement humain ou pour les revenus par habitants: un modèle de modération salariale libéral.

18 juil. 2014

Des nationalistes bien peu nationalistes

Nous invitons nos aimables lecteurs à prendre les informations qui suivent avec prudence: dans un conflit, la première victime, c'est la vérité.

Selon le Karine Bechet-Golovko dans l'article du Grand Soir ici (source en russe ici) les "nationalistes" séparatistes du sud-est de l'Ukraine ont publié un manifeste aux accents ... très peu nationalistes. Il y est question de social, de démocratie, d'oligarques, des revendications de la place Maiden et de confiscation du pouvoir par l'argent.

Extraits du manifeste

Quel est le but de notre lutte ?

La construction sur le territoire de l’Ukraine d’une république populaire équitable, sociale, sans les oligarques et la corruption de la bureaucratie.


Qui sont nos ennemis ?

Les élites dirigeantes libéral-fascistes – l’union criminelle des oligarques, des bureaucrates, des forces de sécurité, et du crime organisé, servant les intérêts des États étrangers.


Qui sont nos alliés ?

Tous les gens de bonne volonté qui reconnaissent les idéaux de justice sociale et qui sont prêts à se battre pour eux, pas ceux qui ont accepté l’état libéral-fasciste sur le territoire de l’Ukraine, indépendamment de leur citoyenneté et de la nationalité.


Qu’est-ce que la république sociale populaire pour laquelle nous nous battons ?

La république sociale populaire, c’est une forme d’organisation politique de la société, dans laquelle :

• les intérêts du peuple et de son développement sur tous les plans (spirituel, intellectuel, social, physique) sont les buts et objectifs de la sociale de la république sociale populaire.
• tout le pouvoir appartient au peuple et est accompli par les organes élus, ses représentants directs.
• chaque citoyen-travailleur a droit à des soins médicaux, l’éducation, la retraite et la Sécurité sociale aux frais de l’État.
• est autorisée toute initiative, privée ou collective, étant en faveur du peuple et à son développement
• est interdit le capitalisme bancaire usurier, vivant aux dépens des intérêts d’emprunt – l’argent ne doit pas être gagné au travers de la servitude pour la dette, mais par la mise en œuvre de projets réussis
• l’État, agissant au nom du peuple et contrôlé par ses représentants, est le plus gros détenteur de capital et contrôle toutes les industries stratégiques
• la propriété privée est autorisée, mais les grandes fortunes et leurs investissements dans la politique et l’économie sont sous le contrôle de la société – personne n’a le droit d’être un oligarque et de régner sur le peuple par la création artificielle d’une situation d’exclusivité


Quelles sont les méthodes de notre lutte ?

Pour atteindre l’objectif fixé (la création sur le territoire de l’Ukraine de la république sociale populaire), nous sommes prêts à appliquer des méthodes de lutte violentes ou pacifiques. Nous considérons qu’un peuple armé est seul capable de protéger sa liberté, mais la violence n’est qu’un moyen forcé (de derniers recours) pour atteindre un objectif politique.


Ce qui se passe sur le territoire de l’Ukraine ?

Sur le territoire de l’Ukraine se produit un soulèvement de libération populaire contre le pouvoir libéral-fasciste, qui tente à l’aide de la terreur et de la propagande d’affermir dans notre pays un capitalisme libéral-fasciste et criminel.


(...)

Est-ce une guerre entre les Russes et les Ukrainiens dans le Sud-Est (Novorossia) ?

Ce n’est pas la guerre entre les Russes et les Ukrainiens, comme le dit la propagande libérale-fasciste, c’est une insurrection des peuples opprimés contre l’ennemi criminel commun – le parti libéral-fasciste capitaliste.
Des deux côtés du front combattent des Russes et des Ukrainiens (ainsi que d’autres peuples).


Du côté des « autorités de Kiev », des mercenaires et des oppresseurs dupés par la propagande se battent pour les intérêts du grand capital criminel et de la bureaucratie malfaisante, alors que du côté du Sud-Est (Novorossia), les insurgés défendent les intérêts du peuple et son avenir libre, équitable et démocratique.


Les intérêts des russes et des ukrainiens sont ils différents dans les événements qui se déroulent en Ukraine ?

Les Russes et les Ukrainiens sont unis par les mêmes intérêts socio-politiques – la libération de l’Ukraine du pouvoir du capital criminel, de la bureaucratie criminelle, des services de force criminels, et du crime organisé.


(...)

Comment se construira le pouvoir politique après la victoire de la révolution de libération populaire ?

Le pouvoir politique sera fondée sur le principe de la représentation populaire directe (démocratie) – du bas vers le haut.
Les organes de la Démocratie vont se former, en commençant par les Conseils régionaux et le Conseil Suprême, selon le principe de la représentation des délégués des territoires ; des délégués des organisations des travailleurs, des corporations professionnelles et des syndicats ; des délégués de organisations politiques, religieuses et communautaires.
Les pilier de la Démocratie populaire seront les conseils locaux.
Ils délègueront des représentants dans les conseils régionaux.
L’organe suprême de la représentation populaire (Conseil Suprême) se composera de délégués des conseils régionaux.
Le Conseil suprême choisira le gouvernement, responsable devant le peuple en la personne de ses représentants.
Nous préconisons l’éligibilité des juges et des chefs des structures des forces de l’ordre sur le terrain (localement).


(...)

Nous comptons sur la solidarité internationale et le soutien de tous ceux pour qui les idéaux d’égalité, de démocratie et de justice sociale ne se traduisent pas qu’en paroles mais en faits.
Ensemble – nous vaincrons !
Approuvé par la résistance de la conférence de Yalta 07/07/2014

12 juin 2014

Retour vers le 19e

Najib Touaibia fait le point sur le secteur minier mondial sur le site Mondialisation (ici, en français).

Extrait

Les mineurs meurent toujours aux quatre coins du monde, par centaines en même temps, agonisent dans des conditions à peine imaginables à des km de profondeur, piégés par leur gagne-pain… les « gueules noires » n’ont pas changé de siècle, sont plus que jamais sacrifiées sur l’autel des profits et de la spéculation financière.
Dans le secteur, l’argent coule à flot, les rendements sont de plus en plus élevés, les profits faramineux, les conditions fiscales paradisiaques, les protections juridiques plutôt blindées… L’industrie minière est ainsi avant tout un champ de bataille spéculative. En première ligne, il y a les compagnies qui explorent (juniors), repèrent, découvrent, estiment les réserves de charbon de cuivre, de coltan, de cobalt, de fer, d’or, d’uranium, de diamants… et qui entrent ensuite sur les marchés pour proposer leurs concessions au plus offrant. Elles cèdent alors leurs droits ou se font tout simplement acheter par des sociétés d’exploitation (majors), celles qui vont investir pour extraire les réserves disponibles et investir encore pour explorer à nouveau les ressources estimées. « Les premières provoquent beaucoup de désordre social, environnemental, politique en faisant miroiter aux Etats et aux marchés des exploitations juteuses », explique Alain Deneault, enseignant en sciences politiques, à l’Université de Montréal (1). Les secondes se mettent à l’œuvre en tirant abondement profit aux moindres coûts de main-d’œuvre, de protection de droits sociaux, de préservation de l’environnement et de sécurité du travail.

Les sièges de plus de 75% de ces sociétés mondiales d’exploration ou d’exploitation minière sont domiciliés au Canada. Et pour cause, elles y trouvent les conditions idéales pour se livrer à une spéculation sans retenue. Le Canada est « un pays offshore, un havre, une sorte de « Suisse des mines », coupable de beaucoup de passivité et de complaisance vis-à-vis de ce secteur, qu’il attire en lui aménageant une législation dégagée de toute contrainte.
(...)

Derrière cette face cachée de l’industrie minière, il y a les drames à répétition dans un secteur par ailleurs infesté d’exploitations clandestines aux risques incalculables. La Chine figure en tête dans cette hécatombe. Quatorze des 21 accidents qui se sont produits depuis 1990, provoquant plus de cent morts, ont eu lieu dans ce pays. Durant ces 14 années, des centaines de mineurs ont également disparus sous terre au Congo, au Pakistan, en Ukraine, en Nouvelle-Zélande, en Sierra Leonne, en Tanzanie, au Soudan, aux Philippines, au Mexique, en Colombie, en Bosnie, aux Etats-Unis… La dernière catastrophe en date a fait près de 300 morts en Turquie. Trimer au fond d’une mine, et où que ce soit, n’a finalement jamais cessé d’être un jeu de cache-cache avec la mort en contrepartie d’un salaire de misère.

29 avr. 2014

La charte sociale européenne

  • La charte

Nous informons nos aimables lecteurs que 47 pays ont signé la charte sociale européenne en 1961. Cette charte a force de loi dans les pays signataires et stipule, notamment:

  • structure de soins accessible et efficace pour l’ensemble de la population ;
Ceci interdit spécifiquement tout recours à des mutuelles (complémentaires, obligatoires) payantes et imposent un financement de la santé par la seule cotisation (ou par l'impôt).
  • politique de prévention des maladies, y compris garantie d’un environnement sain ;
Ceci interdit spécifiquement toute activité économique, industrielle susceptible de dégrader ledit environnement.
  • élimination des risques en milieu professionnel pour assurer en droit et en pratique la santé et la sécurité au travail ;
  • protection de la maternité.
  • interdiction du travail forcé ;
Ceci exclut toute forme d'esclavage, notamment l'emploi sous la menace du chômage.
  • interdiction du travail des enfants ;
  • conditions de travail spécifiques entre 15 et 18 ans ;
  • droit de gagner sa vie par un travail librement entrepris ;
  • politique économique et sociale pour assurer le plein emploi ;
Tous les pays où le taux de chômage excède les 5% contreviennent à cet article.
  • conditions de travail équitables en matière de rémunération et de durée du travail ;
Ceci implique l'abolition de la rémunération à la tâche, à la force de travail et impose la qualification du travailleur comme source de salaire.
  • protection contre le harcèlement sexuel et moral ;
Ceci impose la fin de la fonction social d'employeur, de son pouvoir sur ses employés: on peut organiser l'activité de production de manière hiérarchique mais personne ne peut s'arroger le droit disposer de la carrière d'autrui puisque ce type de pouvoir permet le harcèlement sexuel et moral.
  • liberté de constituer des syndicats et des organisations d’employeurs pour défendre leurs intérêts économiques et sociaux ; liberté individuelle d’y adhérer ou non ;
Cette liberté est fortement limitée dans certains pays. En Belgique, par exemple, le seuil du nombre d'adhérents pour pouvoir prétendre s'organiser en syndicat rend la création de nouveaux syndicats techniquement impossible.
  • promotion de la consultation paritaire, de la négociation collective, de la conciliation et de l’arbitrage volontaire ;
La consultation paritaire impose la représentation de toute les parties au pro rata de leur importance. Les chômeurs, les retraités ou les invalides doivent, par exemple, être représentés dans toutes les décisions qui les concernent, qu'elle soient relatives aux prestations de la sécurité sociale ou aux cotisations sociales.
  • protection en cas de licenciement ;
Ceci impose d'attacher le salaire à la personne et non au poste de travail.
  • droit de grève ;
  • accès à l’emploi pour les personnes handicapées.
Par ailleurs, la charte détaille les droits humains que les signataires doivent respecter. Ces droits sont eux aussi rarement compatible avec la vente forcée de la force de travail dans l'emploi:
  • protection contre la violence et la maltraitance ;
 La violence du vol du temps des travailleurs par les propriétaires lucratifs est interdites. La maltraitance de la mise en minorité de l'emploi est interdite.
  • interdiction de toute forme d’exploitation (sexuelle ou autre) ;
 Tout surtravail est un vol, toute plus-value liée au travail d'autrui est un vol et sont des formes d'exploitation interdites.
  • protection juridique de la famille (égalité des époux entre eux et vers les enfants, protection des enfants en cas de rupture) ;
Ceci impose un droit à un salaire personnel inconditionnel.
  • droit à la sécurité sociale, à l’assistance sociale et à des services sociaux ;
Cet article est directement violé par le harcèlement institutionnel des chômeurs, en France, en Belgique ou en Allemagne (entre autres).
  • droit à la protection contre la pauvreté et l’exclusion sociale ;

  • Les recours
Nous citons le site de l'organisation (ici, en français)
Organisations habilitées à saisir le Comité :
– Pour tous les Etats qui ont accepté la procédure :
  1. Confédération européenne des syndicats (CES), BUSINESSEUROPE (ex-UNICE) et Organisation internationale des employeurs (OIE).
  2. Les organisations non gouvernementales (ONG) dotées du statut participatif auprès du Conseil de l’Europe et inscrites sur une liste établie à cette fin par le Comité gouvernemental ;
  3. Les organisations d’employeurs et les syndicats de l’Etat concerné ;
  4. – Pour les Etats qui, en plus, acceptent cette possibilité :
  5. Les ONG nationales.
Le dossier de la réclamation doit contenir les éléments d’information suivants :
  1. les nom et coordonnées de l’organisation réclamante ;
  2. la preuve que la personne qui introduit et signe la réclamation est habilitée à engager l’organisation réclamante ;
  3. l’Etat mis en cause ;
  4. les dispositions de la Charte dont la violation est alléguée ;
  5. l’objet de la réclamation, c’est-à-dire le ou les points sur lesquels l’Etat mis en cause n’aurait pas respecté la Charte, ainsi que les arguments pertinents ; avec documents à l’appui.
À bon entendeur ...

  •  Les États signataires
 Albanie, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, République tchèque, Danemark,
Estonie, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Grèce, Hongrie, Islande, Irlande, Italie, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Malte, Moldavie, Monaco, Monténégro, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Saint-Marin, Serbie, Slovénie, Espagne, République slovaque, Suède, Suisse, Macédoine, Turquie, Ukraine, Grande-Bretagne,

8 avr. 2014

Dette et asservissement

Jérome Duval sur le site du CADTM nous rappelle quelques faits économiques en Ukraine (ici):

- les créanciers internationaux vont profiter du gouvernement auto-proclamé dans la foulée des manifestations populaires pour mettre en place des mesures ultra-libérales (et ultra-impopulaires).

- cet agenda a déjà été mis en oeuvre dans ce pays récemment avec l'insuccès que l'on sait: l'économie est exsangue après vingt ans de guerre au salaire

Extrait

Suite à un puissant mouvement insurrectionnel aboutissant à la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovytch, le nouveau gouvernement transitoire mis en place le 27 février 2014, offre au FMI l’opportunité d’infliger une violente cure d’austérité au peuple ukrainien. Un mois plus tard et sans même attendre les élections, des négociations opaques avec ce gouvernement non élu aboutissent à l’adoption de politiques ultra libérales en échange d’un prêt du FMI de 14 à 18 milliards de dollars (10,2 à 13 milliards d’euros) dont le premier versement est attendu pour le mois d’avril.
Jalonnant les tranches successives de déboursements selon un calendrier confidentiel, l’augmentation des tarifs du gaz, le gel des salaires et des retraites pour les fonctionnaires et bien d’autres mesures visant à bouleverser la politique monétaire et budgétaire, ainsi que les secteurs financier et énergétique, doivent soumettre ce pays au dogme capitaliste promu par l’institution. Pourtant rejeté en première lecture par les députés du Parlement ukrainien le 27 mars, ce programme impopulaire exigé par le FMI, est finalement adopté suite à de fébriles négociations.
Au cours de son histoire tumultueuse et malgré certains succès, le FMI s’est toujours heurté à des réticences face à ses exigences démesurées. Incapable de conclure ses deux derniers accords, il espère bien cette fois-ci mener à terme ses ajustements quelle que soit l’issue des élections présidentielles programmées deux mois plus tard. Qu’importe si ces politiques disséminées partout sur la planète provoquent le chaos social comme en Grèce ou ailleurs. L’institution poursuit son chemin dévastateur, bordé de révérences des gouvernements soumis. Prétendre instaurer la prospérité et chasser la pauvreté, en ajoutant de nouvelles politiques d’austérité sur un État liberticide à la corruption endémique, est vain. Le FMI, avec toutes les révoltes qu’il a déclenchées au cours de son histoire, est pourtant bien placé pour savoir que la misère ne rend pas forcément docile et que rien n’empêche la Place Maïdan de reprendre du service. Or, dans ce domaine, tout est possible tant le FMI est prompt à souffler sur les braises encore chaudes de ladite « révolution Maïden ».

23 mars 2014

Bienvenue en UE


Un article de News 360 ici reprend la liste des mesures demandées par le FMI et l'inénarrable UE.

Extrait

Au total, la liste du FMI contient dix points – qui ressemblent plutôt à un plan par étapes pour une réduction de la population. Par exemple, cette liste comporte l’augmentation de l’âge de retraite de deux ans pour les hommes (jusqu’à 62 ans) et de trois ans pour les femmes (jusqu’à 63 ans). La privatisation de toutes les mines publiques et l’annulation des subventions pour le secteur du charbon, la levée des privilèges pour les entreprises du service public, les transports et autres services communaux, la cessation du soutien de la nutrition scolaire et médicale gratuite, ainsi que de la fourniture de manuels scolaires gratuits. La liste se poursuit avec l’annulation de la fiscalisation simplifiée et des privilèges pour le remboursement de la TVA pour les agriculteurs, ainsi que le retour au paiement de cette taxe pour le secteur pharmaceutique. Il est également prévu de lever le moratoire sur la vente des terrains agricoles pour les fermiers et de couper les subventions pour les producteurs de porc et de volaille.
Ce n’est pas le plus important : le FMI exige de l’Ukraine d’augmenter le prix du gaz pour les entreprises communales de 50%, et de 100% pour les particuliers. Les tarifs d’électricité doivent également augmenter de 40% pour tous les consommateurs. Pour terminer, il est proposé de libéraliser les tarifs des services publics, de les rendre « marchands » et de les rattacher au tarif du gaz.
Bien qu’aucun crédit n’ait encore été accordé par le FMI, le gouvernement ukrainien réduit déjà ses dépenses. Lors de leur dernière réunion les ministres ont annoncé la réduction d’une trentaine de programmes budgétaires « non prioritaires », soit 700 millions de dollars. La liste des dépenses réduites est inconnue mais on sait déjà comment sera utilisé l’argent économisé : il servira à satisfaire les requêtes budgétaires du ministère de la Défense et de l’Intérieur. C’est-à-dire pour la garde nationale, où il est prévu de recruter 40 000 hommes. En attendant cet argent le ministère ukrainien de la Défense appelle la population à aider l’armée grâce à des SMS de 5 hryvnias, aux alentours de 50 centimes d’euro.
 Gageons que, armé d'une austérité très européenne, les travailleurs ukrainiens devront se vendre à vil prix à des employeurs, dans un marché sans entrave avec l'ensemble de l'Europe.

Peut-être que l'attachement à la Russie n'a pas été le seul ressort du vote en Crimée.

22 mars 2014

Mesures du désastre en Ukraine

Un article de Mondialisation ici (en français, traduit), dresse un portrait sans concession de la situation dans le pays en ébullition aux ministres néo-nazis. L'auteure, Julie Hyland se montre franchement hostile au nouveau pouvoir en place.

Comme il s'agit d'une situation de guerre (et de guerre civile) nous nous permettons de rappeler à nos lecteurs que, dans cette configuration, toute information est à considérer avec la plus grande prudence, quel que soit le point de vue qu'elle défend.

Extraits

1. La situation antérieure

Dans le cas de l’Ukraine, toutefois, cette dévastation sociale sera déchaînée contre un pays qui a déjà été assujetti à une économie de la terre brûlée dans le cadre de la restauration capitaliste. Avant même que ne surviennent ces récents événements, l’Ukraine était le 80ème pays le plus pauvre du monde en fonction de son produit intérieur brut par habitant, derrière l’Irak, les îles Tonga et la Bosnie-Herzégovine.
Plus d’un quart de sa population – 11 millions de personnes – vivent sous le seuil officiel de pauvreté qui est fixé à un maigre revenu de 1.176 UAH (Hryvnia ukrainien soit 127 dollars US) par mois. Avec un salaire mensuel moyen d’à peine 1.218 UAH (131 dollars) ou 79 cents américains de l’heure, des millions d’autres personnes survivent à la limite du seuil de subsistance.
Le taux de chômage officiel de 7,5 pour cent dissimule un grand nombre de travailleurs non-inscrits et sous-employés. Ce taux est maintenu bas par une forte émigration, des dizaines de milliers de personnes fuyant le pays en quête d’un emploi. L’équivalent de 15 pour cent de la population ukrainienne a quitté le pays et forme l’une des plus vastes diasporas du monde. Entre 1991, moment de la dissolution de l’Union soviétique, et 2010, la population ukrainienne est passée de 51,7 millions à 45.9 millions.
2. Mesures

Entre 2008 et 2009, par exemple, le PIB de l’Ukraine a chuté de 15,1 pour cent tandis que le chômage triplait pour atteindre 9,4 pour cent. Les anciens bureaucrates staliniens et les oligarques mafieux qui se sont enrichis en dérobant les anciens biens publics ont continué tout au long à piller les actifs de l’Etat et à accumuler des fortunes personnelles de plus en plus grandes.
Le pire reste à venir. La dette totale de l’Ukraine est actuellement évaluée à quelque 80 milliards de dollars. Vu que sa monnaie s’est dépréciée de 20 pour cent par rapport au dollar depuis le début de cette année, laissant fondre les réserves en devises et accroissant la fuite des capitaux, l’endettement de l’Ukraine augmentera bien davantage.
Le FMI et l’UE seraient en train d’élaborer un plan de « sauvetage » d’à peine plus de 15 milliards de dollars. Non seulement la plus grande partie de cet argent est destinée à couvrir les remboursements aux banques occidentales, mais il est encore lié à des coupes massives dans les dépenses publiques des retraites et des subventions sur le carburant. Depuis 1998, l’Ukraine est impliquée dans divers programmes de « réformes structurelles » du FMI, qui tous ont dû être abandonnés en l’espace d’un an vu que leurs conséquences ont été jugées socialement trop explosives.
 et, concrètement,

Depuis quinze jours, une équipe du FMI est déjà à l’œuvre, a rencontré le ministre de l’Energie et du Charbon ainsi que des représentants de la Banque nationale d’Ukraine et du distributeur de gaz Naftogaz. Elle a rapporté que ses travaux allaient « bon train » et que les nouvelles autorités étaient déterminées à entreprendre des « réformes économiques. »
Ces « réformes » comprennent une nouvelle dévaluation de la monnaie, des coupes majeures dans les dépenses publiques et les retraites et, notamment, la fin des subventions publiques au prix du gaz qui sont une question de vie et de mort dans un pays où les températures peuvent tomber très bas.
 ... il faudra effectivement un régime très musclé pour prendre ces mesures résolument employistes: gageons que les nostalgiques sauront mettre la main à la pâte.

13 janv. 2014

Accaparement

L'accaparement des terres, c'est leur achat par ceux qui ont de l'argent au détriment de ceux qui les cultivent sans titre de propriété. C'est ce que Polanyi appelait l'enclosure.

Agnès Stienne illustre ce phénomène vieux de trois siècle mais toujours actuel.

Mais rassurez-vous: les autorités des pays concernés ont promis ... que l'accaparement créerait des emplois.