13 janv. 2017

Le pillage a un nom et un visage

Dans un article de Telesur (ici, en espagnol), on apprend que les Indiens se défendent contre la vente de leurs terres par leur gouvernement putschiste. Le Copinh (pour Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes de Honduras) tente d'aider les Lenca sans défense. Il a annoncé que le gouvernement vendait des terres indigènes à des multinationales avec des projets miniers. Le peuple Lenca défend ses droits et son autonomie contre ce vol. Le gouvernement se partage les richesses de ces exploitations entre de petits groupes. Les communautés indigènes n'en retirent aucun bénéfice. Les décisions sont prises sans consulter les Indiens. Le Copinh veut prendre la tête de mobilisations pacifiques contre ces projets miniers. Malheureusement, c'est un délit de défendre ses droits au Honduras. La militante du Copinh Berta Cáceres fut assassinée le trois mars 2016. C'était une leader de la communauté indigène lenca et une militante des droits de l'homme.

Manifestement, le droit de vivre en paix, de manière autonome, sans recours à l'emploi et aux propriétaires lucratifs, le droit de vivre dans la dignité peut se payer cher au Honduras.