19 déc. 2016

Esclavagisme d'enfants sur vos tartines

L'Humanité relaie un appel d'Amnesty qui dénonce les conditions d'emploi des enfants dans la culture d'huile de palme, cette huile bon marché que l'on retrouve dans le chocolat et sur les pâtes à tartiner.

Ce qui est incroyable, c'est que n'importe qui se rendrait coupable de ces crimes (esclavagisme aggravé sur mineur), il volerait immédiatement en prison. Parce que ce sont des propriétaires lucratifs, on ne demande pourtant pas de compte aux malfaiteurs-actionnaires.

Extrait de l'article disponible ici:
Amnesty international s'est entretenue avec 120 travailleurs employés dans des plantations de palmiers à huile appartenant à deux filiales de Wilmar, et trois fournisseurs de cette société à Kalimantan et Sumatra, deux régions d'Indonésie qui produisent de grandes quantités de cette huile végétale, pour établir son rapport intitulé "le grand scandale de l'huile de palme: des abus en matière de travail derrière des grandes marques". Parmi les abus constatés par l'ONG, des enfants âgés de 8 à 14 ans transportent des sacs pesant de 12 à 25 kilos et travaillent sans équipements de protection dans des plantations où des pesticides toxiques sont utilisés, observe Amnesty. Certains quittent l'école pour toute ou partie de la journée pour aider leurs parents dans les plantations, ajoute l'ONG. 
"Des sociétés ferment les yeux sur l'exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication" et "des grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables", souligne l'ONG dans ce rapport. Elle s'appuie sur des investigations effectuées dans des plantations de palmiers à huile en Indonésie, appartenant au géant singapourien des matières premières agricoles Wilmar. "Des grandes sociétés comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent les consommateurs que leurs produits sont composés d'+huile de palme durable+", c'est-à-dire qui prévient la déforestation, respecte l'environnement et les populations locales, alors qu'il n'y a "rien de durable dans l'huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés", relève Amnesty.
Des femmes sont contraintes de travailler pendant de longues heures sous la menace de réduction de salaire, et sont payées moins que le salaire minimum, gagnant seulement 2,50 dollars (2,30 euros) par jour dans les cas extrêmes, selon la même source.