À l'occasion d'un éboulement dans une mine d'or en RD Congo, Jeune Afrique rappelle quelques pratiques atroces dans l'orpaillage dans cette partie du monde. Nous rappelons que ces pratiques permettent à des employeurs/esclavagistes et des revendeurs/spéculateurs de s'enrichir de manière indécente alors que les travailleurs, souvent des enfants, travaillent et vivent dans des conditions imprescriptibles. La guerre civile en cours depuis de nombreuses années dans l'est Congolais a généré une instabilité qui a permis à ces pratiques esclavagistes de proliférer (au prix de millions de morts, donc).
130 000 mineurs clandestins
Les accidents dans les mines exploitées par des creuseurs artisanaux en RDC sont fréquents et souvent très meurtriers, mais largement sous-documentés compte tenu des endroits extrêmement enclavés où ils se produisent.
Source ici.Il y a quelques années, les mineurs clandestins que la nécessité contraint à travailler pour un salaire de misère, généralement avec un équipement rudimentaire et sans la moindre sécurité, étaient estimés à plus de 130 000 rien que dans l’ancienne province du Katanga (sud-est), dont les mines permettent à la RDC d’être un des premiers producteurs de cuivre de la planète.
Pour aller plus loin: RDC : Amnesty dénonce l’exploitation d’enfants dans les mines de cobalt