Le journal militant Popular Resistance fait le compte des manques à gagner des récentes grèves dans les prisons californiennes (ici, en anglais).
Ce manque à gagner atteste surtout le vol de salaire constant dont sont victimes les producteurs en prison. Étrangement, les justiciables condamnés pour des faits délictueux sont eux-mêmes victimes de vol ... sans que leurs voleurs soient condamnés à quoi que ce soit puisque les voleurs sont des propriétaires lucratifs.
Extrait-traduction-résumé
En 2016, il y a eu la plus grande grève de prison dans l'histoire américaine. Plus de 72.000 producteurs emprisonnés dans 22 États ont refusé de donner leur travail pour nourrir les profits du complexe carcéral industriel. La Californie contraint 5.588 producteurs incarcérés au travail (presque) sans compensation.
4.000 autres travailleurs gagnent deux dollars par jour pour se battre contre les feux de forêts sans équipement et sans entraînement adaptés.
Le système carcéral californien a volé 207 millions de dollars en salaire et 58 millions en profit en ayant recours au travail forcé en 2014-15. Chaque travailleur incarcéré en Californie génère 41.549$ de profit annuel pour le système carcéral et 10.238$ de profit.
Les pertes financières du système carcéral californien s'élèvent à 636.068$ en chiffre d'affaire et 156.736$ en profit pour chaque jour de grève.
Les voleurs ne sont pas derrière les barreaux, donc.