27 mai 2015

Travail dans les plantations

Des Italiennes en conditions de quasi-esclavage.

Glané sur RFI (ici, en français).

On connait le problème, irrésolu, des migrants exploités comme des esclaves dans les régions du sud de l’Italie pour la cueillette des tomates et autres fruits. Mais on entend moins parler des Italiennes qui subissent de plein fouet la crise et sont contraintes d’accepter des conditions inhumaines pour gagner moins de 30 euros par jour en travaillant dix heures d’affilée dans les champs. Le quotidien La Repubblica vient de publier une enquête sur le sort de ces ouvrières agricoles. Dans la seule région des Pouilles, elles seraient plus de 40 000 à être sous-payées pour des travaux souvent harassants.

La région des Pouilles est peuplée d’un peu plus de 4 millions d’habitants et son économie repose essentiellement sur l’agriculture. C’est aussi l’une des régions les plus touchées par la crise en Italie, pays où il n’existe pas de revenu minimum. Selon les statistiques les plus récentes, on dénombre, dans cette région, 21,5% de chômeurs. Ce taux grimpe à 58% chez les actifs de 15-24 ans.
Parmi les sans-emploi, des milliers de femmes, souvent de jeunes mères de famille, n’ont pas d’autre choix que celui d’accepter d’être sous-payées. Elles sont particulièrement demandées pour la récolte des fraises et des cerises. Ce sont des fruits fragiles qui nécessitent des mains habiles, délicates. Pour la cueillette des fraises, un producteur explique qu’il n’embauche plus que des Italiennes car elles sont moins rebelles que les migrants et se prêtent plus à un travail qui nécessite de courber l’échine au moins 7 heures par jour durant la saison de la récolte.