20 mai 2015

Grève dans la chaussure au Vietnam

Avec un peu de retard - l'article est paru le premier avril dernier - nous vous relayons une information du Globe and Mail (ici, en anglais). Des milliers d'ouvriers vietnamiens ont fait grève en avril dernier dans le secteur de la chaussure, dans l'usine locale de Nike, d'Addidas.

Extrait et traduction
Des milliers d'ouvriers vietnamiens d'une importante usine de chaussure faisaient leur sixième jour de grève mercredi au sujet d'une loi d'assurance sociale dans un des rares défis à la politique gouvernementale.

Jeudi, plusieurs milliers de personnes ont bloqué l'usine de Pou Yuen, de propriété taïwanaise. Cette usine emploie plus de 80 mille ouvriers pour une filiale du groupe de Pou Chen. Elle fabrique des vêtements de sport pour des compagnies telles que Nike ou Addidas.

Les ouvriers ont poursuivi leur grève pacifique dans les ateliers mercredi sous une importante présence policière. Ils ont manifesté le long de l'autoroute 1 avec des banderoles et ont joué du tambour le lundi et le mardi, bloquant la circulation sur la grande artère.

Ils contestent une nouvelle loi qui doit entrer en vigueur l'année prochaine et qui stipule que les travailleurs auront une assurance sociale mensuelle quand ils prendront leur retraite au lieu d'un paiement en une fois s'ils démissionnent. Les ouvriers en grève ont déclaré que, s'ils démissionnaient plus tôt, ils devraient attendre l'âge de la retraite - 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes - pour toucher leur dû et qu'ils préfèrent tout toucher pour payer leurs dépenses courantes alors qu'ils cherchent de nouveaux boulots.

Le Vietnam est frappé par plusieurs centaines de grèves par an mais elles concernent surtout les conditions de travail et la faiblesse des salaires. Des manifestations contre les politiques gouvernementales demeurent rares. 

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Le ministre du travail a déclaré qu'il laisserait le choix aux retraités entre la somme en une fois ou les mensualités.

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Près de 70% des 90 millions de Vietnamiens ont moins de 40 ans, ce qui constitue une énorme réserve de main d’œuvre pour les multinationales.