22 mars 2015

Lutte à Radio France

Là-Bas si j'y suite partage en libre accès le débat entre les grévistes de Radio-France et le président de cette institution.

En écoutant les préoccupations, le ton et les horizons d'aspiration des uns et des autres, on entend la différence entre la langue de bois, creuse, sans consistance de l'employeur et l'envie de travailler, la nécessité de travailler dans de bonnes conditions de l'employé.

L'émission est disponible ici,

Extrait des commentaires de Là-Bas
Dans le studio 104 refait à neuf, ils sont 600 gonflés à bloc, tous métiers confondus, en grève illimitée. Motif ? Cinquante millions de budget en moins dont ils vont faire les frais. Un plan de licenciement de 300 emplois est déjà dans les tuyaux selon les syndicats. Il aurait été demandé à divers petits chefs de fournir discrètement des listes d’employés superflus et tout ça alors même que le chantier de reconstruction de la maison lancé depuis plus de dix ans pour 176 millions d’euros dépasse les 584 millions aujourd’hui. Un gâchis pharaonique dont nul ne peut dire le terme.
À cela s’ajoute une bombe qui éclate à la veille de la grève. Le Canard enchaîné révèle que le PDG a fait refaire son bureau pour une petite facture de 105 000 euros alors que le bureau avait été refait à neuf il y a moins de deux ans. Le scandale se répand. Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) se dit « abasourdi, choqué, consterné ». Le président se justifie sans convaincre. Il n’est pourtant pas le premier à faire la confusion entre « servir le service public » et « SE servir du service public ».
Nous rappelons que nous appelons à la fonction publique, au salaire personnel à la qualification et non au service public, faux-nez de l'obséquieuse soumission aux clients, au management.