6 sept. 2014

Becquerels en solde

On ne peut pas tout faire. Alors que les intérimaires précaires en prennent pour leur compteur Geiger, l'employeur - le roi du nucléaire privé au Japon - compte ses sous. Mais des esclaves ont décidé de tenter d'obtenir justice avant de risquer de tomber malade selon RFI (ici).

Extrait.

Quatre travailleurs de la centrale de Fukushima portent plainte contre l’opérateur Tepco : ils affirment que les primes de risque qui leur avaient été promises n’ont pas été payées. Sur les quatre hommes, deux travaillent encore sur le site de la centrale accidentée. C’est une première.
Les quatre hommes sont âgés de 34 à 65 ans. Ils sont chargés, entre autres, de l’évacuation des débris radioactifs sur le site du réacteur 3, de l’inspection des alentours des citernes qui contiennent de l’eau hautement contaminée, et puis ils doivent aussi décontaminer les véhicules utilisés sur le site. Un travail très dangereux qui les expose à une radioactivité importante : ils reçoivent jusqu'à plus de 4 millisieverts par mois, ce qui, en théorie, les empêche de rester sur le site plus de cinq mois consécutifs.