4 avr. 2014

Note de lecture - Cambodge

Nous vous résumons quelques points saillants sur la situation au Cambodge à partir d'un article de Philippe Revelli paru dans Le Monde Diplomatique d'avril 2014 disponible en kiosque. Notre résumé est forcément partiel et partial, nous recommandons la lecture de cet article accessible dans le mensuel.

La répression au Cambodge, les soulèvements politiques cachent une situation sociale encore plus insurrectionnelle et encore plus réprimée.

Le pays est en croissance forte (7 à 8%) mais un tiers des Cambodgiens continuent à vivre avec moins de 1,5 $ (1,15€) par jour.

Les secteurs en croissance sont surtout la confection, le tourisme et l'agro-industrie.

- Le textile reste très attractif pour les investisseurs parce que les salaires demeurent misérables et que les conditions de travail sont exécrables en dépit d'une lutte ouvrière très forte, de grèves à répétition.
le salaire minimum a été doublé en février dernier à 100$ (77€, presque le niveau de l'Ukraine) et reste très en dessous du minimum vital de 157 à 177$ (à peu près 130€, au delà du niveau de l'Ukraine) selon le ministère du travail.
le travail se fait souvent dans des conditions d'insalubrité, 85% des entreprises ont recours à plus de heures supplémentaires par jour. 65% des ateliers sont surchauffés, des bâtiments s'effondrent, comme au Bangladesh.
- L'agro-industrie accapare les terres agricoles (ce que nous appelons l'enclosure).
Trois millions d'hectares (16,6% du territoire) sont passés dans les mains d'entreprises agroalimentaires d'hévéa ou de canne à sucre, notamment.

- Le secteur touristique envahit les réserves naturelle et s'accapare lui aussi des terres précieuses. Les projets immobiliers mégalos détruisent les quartiers populaires.

Sources en ligne de l'article:
betterfactories.org (en cambodgien)
cchrcambodia.org (en anglais)