La répression au Cambodge, les soulèvements politiques cachent une situation sociale encore plus insurrectionnelle et encore plus réprimée.
Le pays est en croissance forte (7 à 8%) mais un tiers des Cambodgiens continuent à vivre avec moins de 1,5 $ (1,15€) par jour.Les secteurs en croissance sont surtout la confection, le tourisme et l'agro-industrie.
- Le textile reste très attractif pour les investisseurs parce que les salaires demeurent misérables et que les conditions de travail sont exécrables en dépit d'une lutte ouvrière très forte, de grèves à répétition.
le salaire minimum a été doublé en février dernier à 100$ (77€, presque le niveau de l'Ukraine) et reste très en dessous du minimum vital de 157 à 177$ (à peu près 130€, au delà du niveau de l'Ukraine) selon le ministère du travail.
le travail se fait souvent dans des conditions d'insalubrité, 85% des entreprises ont recours à plus de heures supplémentaires par jour. 65% des ateliers sont surchauffés, des bâtiments s'effondrent, comme au Bangladesh.- L'agro-industrie accapare les terres agricoles (ce que nous appelons l'enclosure).
Trois millions d'hectares (16,6% du territoire) sont passés dans les mains d'entreprises agroalimentaires d'hévéa ou de canne à sucre, notamment.
- Le secteur touristique envahit les réserves naturelle et s'accapare lui aussi des terres précieuses. Les projets immobiliers mégalos détruisent les quartiers populaires.
Sources en ligne de l'article:
betterfactories.org (en cambodgien)
cchrcambodia.org (en anglais)