28 déc. 2016

Le client contre le salaire

Sur Kombini, Théo Mercadier a enquêté sur les conditions de vie et de travail des employés de Amazon (ici, en français). Faute de salaire, en Écosse, les employés en sont réduits à ... camper. Mais tout est fait pour le client.

Extraits

En cette période de fêtes, vous avez probablement eu le réflexe de commander vos cadeaux sur Amazon, séduit par la livraison express, le paiement sécurisé et… les conditions de travail déplorables ? L’entreprise américaine est accusée (entre autres) d’exploiter ses employés du centre de Dumferline, dans la région de Fife, en Écosse, à tel point que certains d’entre eux sont obligés de dormir dans des tentes à côté du bâtiment pour assurer leurs 60 heures de travail hebdomadaire.

En cause, les salaires cassés (entre 3 et 5,7 euros/heure après les charges) qui ne permettent pas aux employés d’utiliser la navette de l’entreprise pour rentrer chez eux, rebutés par son prix prohibitif de 7,35 livres sterling par jour (8,7 euros). Un des salariés interrogés par le journal écossais The Courier confie habiter à plus d’une centaine de kilomètres du site et ne pas pouvoir couvrir cette distance deux fois par jour, les billets de train étant trop chers.

(...)

Ce n’est pas la première fois que l’entreprise de Jeff Bezos est accusée d’exploiter ses employés, et plus particulièrement ses livreurs. Certains d’entre eux roulent 11 heures par jour, sans jours de repos (même le dimanche) pendant des mois. Les rythmes imposés sont extrêmes au point qu’ils doivent faire leurs besoins dans des bouteilles ou des sacs. Pas le temps de s’arrêter pour livrer les 200 colis quotidiens, le tout pour un salaire de misère.