Le propriétaire lucratif filoute et ce sont les employés qui trinquent. Une dérive classique de la propriété lucrative. Rappelons que le groupe Carrefour, c'est près de 77 milliards d'euros de chiffre d'affaire en 2015.
Extrait de l'article de l'Humanité (ici) qui nous raconte l'histoire de ces employés sans paie
Laissés sans paye depuis juin par leur employeur, 47 salariés de 8 boutiques du groupe Carrefour devront encore patienter avant d’obtenir la liquidation de la société, qui leur permettra de trouver un autre emploi.
Encore une semaine à attendre. Une dernière semaine qui paraît très longue aux 47 salariés des 8 magasins Dia privés de salaire depuis le 20 juin dernier. Le tribunal de commerce de Paris a en effet repoussé hier à jeudi prochain l’annonce potentielle de la liquidation de Gastt Expansion, la société mère de ces 8 boutiques. Une liquidation que les salariés appellent de leurs vœux afin de pouvoir retrouver un travail… et un salaire. Le PDG de l’entreprise, Adam Kuzmicz, ne verse plus un centime à ses employés depuis trois mois, arguant que les fonds seraient « bloqués en Allemagne », sans toutefois les licencier, ce qui empêche les salariés de s’inscrire à Pôle emploi ou de trouver un nouvel emploi.
« On ne comprend pas la décision du juge », a lâché Sandrine Saroul, élue FGTA-FO au CCE de Gastt, qui estime que les salariés concernés seront encore prisonniers une semaine de leur employeur fantôme. « Le tribunal de commerce veut que Carrefour (qui a cédé à Gastt les 8 magasins en mai – NDLR) prenne des engagements pour reclasser les employés concernés dans cet intervalle », explique l’avocate des salariés, Me Rebut-Delanoë. Une garantie d’emploi qui pourrait satisfaire ses clients, sauf que, d’après eux, l’enseigne de la grande distribution aurait déjà pris ces engagements. « Certains salariés avaient déjà passé des entretiens d’embauche », affirme Sandrine Saroul.