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A l’heure où pas moins de 250 projets de barrages sont à l’étude en Amazonie brésilienne, le Rio Tapajos, l’un des derniers affluents non aménagé de l’Amazone se voit devenir la nouvelle cible du gouvernement brésilien et des industriels. Le 4 août dernier, les populations indigènes locales et notamment les indiens Munduruku ont obtenu gain de cause dans leur lutte contre le projet de construction d’une gigantesque centrale hydroélectrique sur la rivière Tapajos au Brésil. En ces temps déconcertants, il fait bon de se rappeler que les mobilisations ne sont pas toujours vaines, alors autant les saluer!
Très souvent présentés comme une source d’énergie renouvelable censée répondre au défi énergétique, les grands barrages se révèlent être des projets ruineux et néfastes pour les populations locales et pour l’environnement. Comme le souligne Green Peace dans un rapport récent sur les business de l’hydroélectricité en Amazonie : « La déforestation met en péril la biodiversité exceptionnelle de cette région, contraint les communautés forestières à quitter leurs terres et représente une menace pour le climat à l’échelle mondiale.
Pour l’IBAMA (Autorité Brésilienne de l’Environnement) : « l’absence de prise en compte des droits des populations indigènes de la zone et des impacts directs et indirects sur leurs modes de vie» ne permet pas l’autorisation du projet ». Une mauvais coup pour le monde industriel : les indigènes ont des droits et en plus il faut les respecter ! Cette annulation intervient comme une bonne nouvelle non seulement pour les populations locales mais aussi pour l’environnement et ainsi le monde entier.Il faut rappeler que ces méga-barrages participent du développement de l'industrie et de modes de vie employistes, aux antipodes de ceux des Indiens.
Qui ont donc notre sympathie.