La scène ne se passe en Érythrée mais en Suisse. L'association qui emploie le stagiaire n'est pas une obscure association culturelle en délicatesse avec les autorités locales mais l'ONU.
Ni plus ni moins.
Extrait de l'article de l'article de 24h Suisse (ici, en français)
La nuit a été difficile. «Je n’ai pas choisi la tente la plus waterproof du magasin», regrette David Hyde en pliant son abri de fortune. Les orages de dimanche ont détrempé la petite parcelle face au lac, celle où il a pris l’habitude de s’installer chaque soir. Après la nuit, il enfile son costume, rassemble son réchaud à gaz et ses quelques affaires dans un sac à dos qu’il conserve discrètement sous son bureau.
David Hyde, 22 ans, a commencé son stage à l’ONU il y a deux semaines. Diplômé en relations internationales, un semestre à Sciences Po Paris à son actif, il est venu de Nouvelle-Zélande pour grossir l’armée de stagiaires anonymes qui se succèdent dans les bureaux de la Genève internationale. Comme beaucoup de ses congénères, il bénéficie de conditions d’une clarté absolue: aucune rémunération ni aide au transport, au logement ou aux soins médicaux. La ligne à ajouter au curriculum vitae fait office de rétribution.