En s'inspirant des travaux de Bernard Friot nous avons trouvé une solution clé en main à proposer à nos femmes et nos hommes politiques qui ménage la commission. Cette solution se passe de crédit et d'investisseurs. Ne nous remerciez pas, c'est tout naturel, cette solution peut financer tous les projets de transports en commun partout dans le monde selon le même principe.
Le PIB wallon tourne autour de 85 milliards d'euros (source ici). Si l'on considère la part salariale à 55% (ce qui est une hypothèse conservatrice mais nous n'avons pas pu trouver cette information de première main), les salaires wallons s'élèvent (au moins) à 47 milliards d'euros.
Imaginons que l'on ajoute une cotisation transport sur l'ensemble de ces salaires de 0,5%, cela ne modifierait en rien la concurrence ou les fameux 'coûts' salariaux. Ce n'est pas un demi pour cent de variation de la masse salariale qui va changer les comportements.
Ce demi pour cent représenterait, à l'échelle régionale seule, des prestations de 235 millions d'euros par an pour financer les transports publics en Wallonie.
Cette somme permettrait de
- financer rubis sur ongle le tram liégeois, sans banquier, sans dette et surtout, sans remboursement en moins de deux ans
- financer d'autres projets de transports en région wallonne par la suite (on pense à une connexion au réseau lillois, à une connexion ferroviaire est-ouest en Brabant ou à une future extension du réseau de tram liégeois, par exemple
- à terme, une fois les investissements nécessaires financés, on peut imaginer une réduction (voire une suppression) des tarifs des usagers.
Tout cela pour un coût nul - la cotisation s'ajouterait au PIB -, dans le respect des critères des extrémistes comptables européens et avec une qualité de vie dont profiterait en retour aussi bien les employeurs que les employés: les villes seraient décongestionnées. Le recours à la cotisation épargnerait également aux collectivités locales des politiques d'austérité interminables pour financer les nécessaires extensions de leur réseau de transport en commun.
Cette idée, le financement par cotisation de l'extension et/ou de l'entretien et de la gratuité des transports en commun a un précédent: à Aubagne, les transports gratuits sont financés par une taxe d'entreprise (ici) avec un certain succès n'était-ce l'insuffisance du financement.
Par ailleurs, cette mesure à coût nul permettrait d'adapter le réseau de transports en commun à l'inévitable transition énergétique en douceur et/ou de rendre ces transports en communs accessibles à celles et ceux qui en ont le plus besoin, les gens désargentés.
