24 mars 2015

Chibani

L'Express nous apprend ici que 800 cheminots d'origine marocaine ont été discriminé en raison de leurs origines par leur employeur, la SNCF.

Ces discriminations sont odieuses et anti-salariales. Elles prouvent en tout cas que le salaire atteste bien un rapport de force issu d'une violence sociale puisque ces cheminots faisaient strictement le même travail concret que leurs collègues français.

Pour l'extrême droite, ces cheminots d'origine étrangère ne devraient pas être payés.

Pour la droite, il faudrait que les cheminots français soient alignés sur leurs collègues d'origine étrangère.

Pour la gauche, il faudrait, au contraire, que les immigrés soient logés à la même enseigne que leurs collègues.

Pour nous, cette détestable affaire prouve que l'emploi et le racisme, que le profit et la discrimination sont parfaitement compatibles. Il faut dépasser l'emploi par le salaire et ce pour tous les travailleurs, pour toutes les travailleuses pour les libérer du racisme de leurs employeurs.

Extrait
Embauchés au début des années 1970 comme contractuels, donc avec un CDI de droit privé, ces agents à la retraite, ou proches de l'être, ne relèvent pour la plupart pas du statut particulier des cheminots, plus avantageux, réservé aux ressortissants européens et aux jeunes embauchés. La moitié ont acquis la nationalité française mais "trop tard".  
Ils affirment avoir été "cantonnés" aux plus bas niveaux de qualification et pénalisés à l'heure de la retraite. La SNCF conteste toute discrimination.  
Lundi matin, plus de 150 "Chibanis" (cheveux blancs en arabe), et quelques veuves, se sont entassés dans la plus grande salle du Conseil des Prud'hommes de Paris, qui examinait une première série de 200 recours. Au total 832 dossiers ont été déposés, les premiers en 2005. Les audiences son prévues jusqu'à vendredi.