Nous ne nous étendrons pas sur le calme, la clarté et le pragmatisme de ce syndicaliste - cela tranche décidément avec la vulgarité sans cesse renouvelée des thuriféraires de la soumission à l'emploi, aux patrons ou aux puissants.
Il nous explique les raisons de la grève du rail en France. La logique du profit va de pair avec la sape du statut des travailleurs et la dégradation des conditions de travail (ce qui n'est pas sans danger pour les passagers et pour lesdits travailleurs).
Une fois de plus nous affirmons la légitimité de la fonction publique, l'indispensable déconnexion du salaire et de l'emploi, nous appuyons cette lutte pour le travail et contre la logique du profit et de l'emploi, nous rappelons que les salaires - salaires individuels, salaires socialisés ou salaires de fonctionnaires - sont la source de toute richesse. Les cheminots ne sont pas des privilégiés, ce sont des travailleurs qui ont un tout petit peu plus de marge de manœuvre dans leur métier ... et avec efficacité. C'est précisément cet exemple de travail réussi, de travail sans employeur, de prospérité salariale qui est insupportable pour les employistes médefiens. Il ne faut pas remettre en cause le statut des cheminots, il faut l'étendre, le généraliser.