13 juin 2014

Le Syndicat des journalistes saisit la justice contre France2

Le SNJ partage un communiqué pour dénoncer le management par la haine, par la brutalité par France Télévision. Avec notre soutien.

Voici le communiqué (disponible sur le site du SNJ ici)

Vous êtes à la tête d’une rédaction de France Télévisions. Vous apprenez qu’une équipe de reportage a été victime d’un vol de matériel et d’effets personnels. Vous savez aussi que vous  avez imposé à cette équipe une journée de travail infernale. Tellement longue qu’elle est interdite par la loi. Vous les appelez pour prendre des nouvelles et présenter vos excuses ? Pas du tout ! Vous appliquez les règles du management par la bêtise et par la violence.
L’histoire se passe dans un bureau régional de France 2. Une équipe part à 7 heures du matin pour le JT de 13h00. Puis, elle est envoyée pour assurer un autre reportage, cette fois pour le JT de 20H00.  Et encore un « Télématin », à enregistrer pour le lendemain. Et enfin  un « Soir 3 ». Fin du tournage. Il est 1h00 du matin. France 2 vient d’imposer à des journalistes et à un monteur un temps de travail illégal. Une amplitude horaire de 18h00 !  Au mépris de la santé et de la sécurité de l’équipe. Et du sommeil : dès le lendemain matin, commande d’un tournage pour le JT de 13h00.
 A midi, vol du matériel qui était dans la voiture, sur un parking, devant le restaurant. Caméra et effets personnels disparaissent. C’est là, enfin, que le directeur de la rédaction de France 2 s’intéresse au quotidien des salariés. Sur un ton menaçant, il affirme : « c’est vous qui devriez vous excuser ! ».
Pour compléter le tableau, France 2 refuse dans un premier temps de faire jouer l’assurance pour dédommager l’équipe, après le vol des effets personnels. Avant de céder.
Atteinte à la santé et à la sécurité des salariés. Voire mise en danger de la vie d’autrui. Menaces et insultes. Et  nouvelle violation de l’accord collectif de France Télévisions, dont les dispositions sont pourtant claires : amplitude maximale de travail de 13h00, coupure obligatoire de 11h00 minimum entre deux journées de travail.
Le management par la brutalité oblige le SNJ à saisir la justice. Nous allons nous y employer.