21 juin 2014

Journal d'une femme de chambre

Un article d'Isabel Otxoa dans Diagonal (ici, en espagnol) nous explique pourquoi l'Espagne n'a pas ratifié la convention 189 de l'OIT (Organisation Internationale du Travail). Il s'agit de garantir un salaire - au moyen des caisses de chômage, par exemple - aux domestiques dont l'employeur est insolvable. Ces domestiques représentent une population de plus de 420 mille personnes en Espagne.

Par ailleurs, cette convention 189 exige un contrat écrit détaillant les tâches, la durée de la journée de travail, le salaire, les garanties et les périodes de repos, la santé au travail. Cette convention interdit une manutention excessive. Toutes ces dispositions ont déjà été transposées en droit espagnol mais, faute d'enquête de l'inspection du travail, elles demeurent inappliquées. 

En dépit de l'amélioration de la législation depuis 2012, les domestiques voient leur situation se dégrader du fait d'un rapport de force qui leur est défavorable. Le travail à l'extérieur reste répandu, comme le défaut de sécurité sociale et un tiers des travailleuses du secteur touchent moins que le salaire minimum par rapport à leur journée de travail. 

Plus de 77% des domestiques travaillent plus de 60 heures par semaines et beaucoup ne se reposent ni à la fin de leur journée, ni à la fin de la semaine, plus de la moitié ne touchent pas le salaire dû, etc.