Un article du Courrier des Balkans (ici, en français) étudie les écarts salariaux en Europe. Il qualifie ces écarts de "coût" alors que les salaires ne sont pas des coûts mais ce qui construit la prospérité de l'économie (comme la liste des pays ci-dessous l'atteste fort bien: plus les salaires sont élevés, plus la niveau de vie est élevé).
Pour les salaires horaires (cotisations et prestations sociales comprises), on a:
- Bulgarie, 3,7€ - augmentation depuis 2008: +44,1%- Roumanie, 4,6€ - augmentation depuis 2008: +32,8%
Une caissière d'Auchan gagne 255€ par mois en Roumanie.
- Lituanie, 6,2€
- Lettonie, 6,3€
- moyenne UE, 23,7€
- moyenne zone €, 28,4€
- France, 34,3€
- Luxembourg, 37,7€
- Belgique, 38€
- Danemark, 38,4€
- Suède 40,1€
La disparité des salaires et des cotisations sociales combinée à la libre concurrence explique les tensions sur les salaires, les délocalisations ... et la faible popularité de l'Union Européenne qui a gravé la concurrence et la libre circulation des biens et des capitaux dans le marbre.
Il suffirait pourtant d'harmoniser les salaires et les cotisations sociales au niveau européen pour rendre l'Europe populaire auprès des travailleurs. À bon entendeurs.
À défaut d'harmoniser par le haut la sécurité sociale, les salaires et les droits sociaux, l'Europe demeurera impopulaire et, face à la guerre des travailleurs entre eux, guerre à laquelle nous sommes contraints par cette concurrence, nous n'aurons comme seul recours que le protectionnisme - une politique de fermeture commerciale des frontières susceptible de tendre les relations diplomatiques internationales - ou l'inflation monétaire.