7 avr. 2014

L'intérim à défaut d'autre chose

Selon le site Le Courrier des Balkans (ici), la pratique de l'intérim se généralise en Serbie faute d'emploi stable. Nous rappelons que l'emploi, le chômage et la précarité sont les faces d'une même pièce, celle qui délègue au propriétaire d'entreprise le soin de décider qui pourra occuper quel poste de travail et qui lui laisse la mainmise sur la production (qui produit quoi, comment et pourquoi).

Extrait

Le travail intérimaire est de plus en plus fréquent en Serbie, selon le principe de recrutement par une agence qui conclut avec l’entreprise intéressée des contrats à durée déterminée de six ou 12 mois. L’agence paie le salaire, les impôts, les contributions, certifie le livret de santé et offre les services d’une personne à une entreprise selon les besoins de cette dernière, contre une commission dont le montant n’est pas connu du travailleur. La période de travail terminée, l’intérimaire est « renvoyé » à l’agence et se trouve à la rue du jour au lendemain.
On ne sait pas exactement le nombre de personnes employées par intérim en Serbie, mais d’après les syndicats et l’Union des employeurs, elles sont estimées à 50 000. Pour les syndicalistes c’est un retour à l’esclavage car les droits des travailleurs sont dégradés. Les employeurs n’aiment pas trop en parler mais disent toutefois que ce n’est pas illégal. Ils se servent des moyens à leur portée, comme le font les plus grandes compagnies énergétiques et de télécommunications.