Extrait
Le travail intérimaire est de plus en plus fréquent en Serbie, selon le principe de recrutement par une agence qui conclut avec l’entreprise intéressée des contrats à durée déterminée de six ou 12 mois. L’agence paie le salaire, les impôts, les contributions, certifie le livret de santé et offre les services d’une personne à une entreprise selon les besoins de cette dernière, contre une commission dont le montant n’est pas connu du travailleur. La période de travail terminée, l’intérimaire est « renvoyé » à l’agence et se trouve à la rue du jour au lendemain.
On ne sait pas exactement le nombre de personnes employées par intérim en Serbie, mais d’après les syndicats et l’Union des employeurs, elles sont estimées à 50 000. Pour les syndicalistes c’est un retour à l’esclavage car les droits des travailleurs sont dégradés. Les employeurs n’aiment pas trop en parler mais disent toutefois que ce n’est pas illégal. Ils se servent des moyens à leur portée, comme le font les plus grandes compagnies énergétiques et de télécommunications.