Résumé et traduction
Depuis un moment, les travailleurs des universités publiques madrilène n'ont pas subi de licenciement à part les 301 licenciements de l'Université Polytechnique (UPM en espagnol) en mars 2013. On attaque essentiellement les travailleurs des universités en augmentant leur charge de travail, en gelant leurs salaires, en interrompant leur traitement et leurs droits de retraite en basse saison.
En janvier 2013, les syndicats de l'université Complutense (UCM) ont appelé à une grève de six jours non consécutifs pour protester contre une coupe budgétaire de 21 millions d'euros dans les salaires des travailleurs et des professeurs que voulait faire l'université madrilène. Le rectorat justifiait cette coupe par le fait que la Communauté de Madrid avait réduit son budget de 47 millions. Le secrétaire des Confédérations Ouvrières à l'université Complutense, Jesùs Escribano, rappelle que la grève fut finalement annulée parce que l'université renonça aux coupes dans les salaires, cependant, il explique que les conditions de travail sont de plus en plus insupportables, "le personnel de l'UCM est en moyenne fort âgé et le fait que les départs à la retraite ne soient pas remplacés nous met dans une situation limite, pour donner un exemple, avant, en bibliothèque, il y avait dix travailleurs, aujourd'hui, il n'y en a plus que trois ou, tous les jours, on doit transporter les jardiniers du campus de la Cité Universitaire à celui de Somosaguas parce que, dans ce campus, il ne reste pour ainsi dire plus de jardiniers, je ne sais pas combien de temps nous le supporterons, mais je sais qu'il doit y avoir un changement parce que cette situation n'est pas tenable dans le temps, parce que tôt ou tard, il faudra embaucher de nouveaux travailleurs, mais leurs conditions de travail seront bien pires que celles de leurs aînés".