Nous rappelons la stabilité, la fiabilité des retraites par répartition si rares aux États-Unis, ce mode de financement permet d'augmenter la valeur ajoutée et de consacrer une autre façon de créer de la valeur économique, hors emploi, par les retraités.
Dans un article de Lynn Stuart Parramore sur Alternet (ici, en anglais), cet enjeu est mis en exergue.
- Résumé et traduction
Avant de faire faillite, la ville a payé un curateur, Orr pour apurer les comptes. Le curateur a proposé des coupes drastiques dans les retraites de la fonction publique municipale (entre 26 et 6% de diminution ou, faute d'une réponse rapide à son ultimatum, entre 34 et 10%).
À l'heure où de nombreuses municipalités pourraient se retrouver dans la même situation, ce bras de fer est un enjeu national.
L'auteur rappelle que
- les retraites ne sont pas sous-financées contrairement à ce que prétend la propagande pour la retraite par capitalisation [elles peuvent en outre aisément être financées selon les besoins en adaptant les cotisations sociales, créatrices de richesse hors emploi]
- les fonctionnaires locaux ne sont pas excessivement indemnisés [de notre point de vue, ils ne peuvent pas l'être, ils créent la valeur ajoutée qu'ils touchent]
- le sous-financement s'explique par les rendements excessifs attendus des placements des fonds de pension (publics ou privés)
- le caractère spéculatif des fonds de pension et les commissions qu'ils encaissent obèrent leurs prestations
- la privatisation et les fonds de pension vont de pair avec la corruption de la classe politique
- couper les retraites est un choix, pas une nécessité. Les retraites doivent être considérées comme des remboursements prioritaires.
Nous ajoutons que, faute de la demande réalisée par les retraités, l'économie locale, l'économie américaine se destine à une belle dépression, à une belle crise de surproduction. Mais les intérêts des banquiers d'affaire auront été préservés.