18 déc. 2013

La grève de la société égyptienne du fer et de l'acier secoue le régime

Nous apprenons dans un article de À l'encontre ici, que la grève sociale dans la sidérurgie à Helwan fait trembler un régime dont la légitimité demeure mystérieuse.

Extrait:

Le 5 décembre 2013, 5000 des 13’000 ouvriers de l’usine de la Société égyptienne pour le fer et l’acier (HADISOLB) de Helwan (banlieue du Caire), ont entamé leur deuxième semaine de grève.

Ils exigent le paiement de 16 mois d’arriérés de participation aux profits annuels qui devaient être payés pour moitié en novembre 2013 et qui complètent de manière importante les salaires des ouvriers. Ils exigent également la réembauche des ouvriers licenciés précédemment, l’amélioration des conditions de travail, mais aussi le limogeage des dirigeants de l’entreprise, accusés de corruption.

Ce qui montre que la révolution est toujours dans les esprits, puisque cela reprend une revendication commune à une grande partie des grèves depuis la révolution de 2011 qui a «dégagé» Moubarak, celle de «dégager» également tous les pouvoirs économiques, patrons et directeurs d’entreprises, un pas vers la révolution sociale.

La grève a démarré après que le président du syndicat d’État, Abdel Fattah Ibrahim, qui a visité l’usine fin novembre, avait annoncé un paiement des primes dans les 48 heures. Un sit-in puis la grève ont démarré en réaction au non-respect de cette énième promesse.
 L'occasion pour nous de rappeler que tout mouvement politique a une composante sociale, que toute aspiration de démocratie n'a de sens que si ladite démocratie franchit les portes de l'usine et du bureau.

Tous nos vœux de succès aux Égyptiens, aux ouvriers en grève, tous nos vœux de salaires et tous nos vœux contre l'emploi.