11 oct. 2014

L'opposition s'emploie

Un ami commente la malheureuse intervention de Di Rupo en défense de l'emploi. Nous vous la partageons (en modifiant un tout petit peu la chute).

Elio Di Rupo, dans son credo habituel pour l'emploi :

(extrait) Pourtant, on retrouve dans cet accord de gouvernement des mesures préconisées par l'OCDE. Concernant les pensions notamment. Mais le recul de l'âge de départ à la retraite est pour Elio Di Rupo une mesure "antisociale absolument grave". Mais n'était-ce pas nécessaire pour financer les pensions futures ? Pour le socialiste, non, "le véritable enjeu, c'est d'avoir de l'emploi, dit-il. Si nous avions plus d'emplois, nous aurions moins de chômage et ce serait beaucoup plus facile de résoudre les questions liées aux pensions."

Qui va donner des cours d'économie à notre ex-Premier :

Ce ne sont pas les emplois qui financent les pensions. Ce sont les salaires. Les cotisations sociales ne sont pas piquées aux employeurs ou à leur personnel. Elles sont calculées sur base des salaires, elles sont assises sur les salaires. Elles ne ponctionnent NI les profits des employeurs, parce qu'elles sont des montants salariaux, NI le salaire individuel, parce qu'elles complètent ce salaire. Elles expriment en fait la valeur créée par les pensionnés.


Rien n'est "ponctionné" dans cette histoire: les cotisations s'ajoutent au reste et créent de la valeur ajoutée exactement de la même façon que les autres salaires.

La majorité est employiste extrémiste (tendance Erythrée), l'opposition est employiste intégriste. Qui leur expliquera que l'emploi, ce n'est pas la solution mais le problème?

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-centre-de-gravite-est-passe-du-16-a-l-hotel-de-ville-d-anvers?id=8374542