24 janv. 2014

À Sotchi aussi, les JO réduisent la main d'oeuvre en esclavage

 On apprend dans un article du courrier des Balkans (ici) que des Serbes et des Bosniaques ont été embauchés pour construire des infrastructures olympiques en Russie avec des visas ... de touristes. Une fois ceux-ci expirés, les travailleurs ont été maltraité, sous-nourris et ... pas payés.

Une version moderne de l'esclavage, l'emploi sans salaire. L'affaire s'est bien terminée puisque le gouvernement serbe a ramené les ouvriers chez eux.

Extrait
105 ouvriers du bâtiment de Serbie et 18 de Bosnie-Herzégovine qui travaillaient sur les chantiers des Jeux olympique de Sotchi ont été expulsés par les autorités russes car ils n’avaient pas de permis de travail, seulement un visa de touriste. Non payés depuis des mois, ces travailleurs avaient été réduits en quasi-esclavage.
C’est au cours d’un contrôle sur le site des constructions olympiques que le Service fédéral d’immigration a « découvert » la situation de ces travailleurs qui étaient en Russie depuis des mois et les a placé en détention. Le gouvernement de Serbie a alors décidé d’envoyer un avion à Sotchi pour rapatrier les travailleurs sans papiers. Ils sont arrivés à Belgrade mardi 21 janvier.
« Nous n’avons pas été payés, nous n’avons même pas pu parler aux autorités russes des conditions inhumaines dans lesquels nous avons été retenus… Nous n’avons pas mangé pendant trois jours, nous étions sous la pluie, personne ne nous a parlé », explique l’ouvrier Goran Nikolić. Un autre, Slobodan Babić, a ajoute : « ce qui est arrivé, c’est que nous avons travaillé, tout le monde criait… À la fin, nous avons fini le travail, mais sans toucher d’argent ».

Nous rappelons que des cas d'esclavage ont été rapporté aussi bien pour le mondial de foot au Brésil (ici et ici) que pour les JO du Qatar (ici).