Le groupe fait des profits importants, 12 milliards € pour un chiffre d'affaire de 200 milliards € (source, Total ici), soit 6% de profit.
Le secteur nécessite des investissements particulièrement importants à l'heure où le pétrole se fait rare et son chiffre d'affaire est fortement imposé par les pays extracteurs. Néanmoins, le cours extrêmement élevé du pétrole et la perspective de sa raréfaction en font un investissement potentiellement très juteux.
Les blocages salariaux français attestent la ladrerie des propriétaires lucratifs puisque ces salaires n'affectent que de manière marginale un bénéfice appelé à augmenter.On peut également craindre que la compagnie en situation quasi monopolistique ne délocalise ses opérations de raffinage, rendant l'approvisionnement énergétique français aléatoire. La fragilité de l'approvisionnement local permettrait à la compagnie d'augmenter ses prix localement du fait de la rareté organisée de l'essence.
La grève de ces raffineries désigne une fragilité de l'économie française dans son ensemble, que l'on se place dans une perspective anti-employiste ou non.