21 déc. 2013

L'austérité amène les magistrats de Créteil à travailler à la chaîne

On peut être critique face à la justice mais une chose est sûre: face à l'engorgement des journées de travail, face à la pression à la rentabilité, à la rapidité, les magistrats ne peuvent plus instruire convenablement les dossiers et les jugements ne sont donc plus rendus en connaissance de cause.

Extrait d'un article de Rue89:
Joints par Rue89, des magistrats de Créteil racontent leurs journées.
Au parquet, le magistrat de permanence reçoit entre 70 et 110 appels par jour de policiers qui ont des suspects en garde à vue ou en audition. Ils résument l’affaire au substitut et attendent des décisions rapides de sa part.
Le juge d’instruction Matthieu Bonduelle (SM) résume le problème à partir de chiffres fournis par les parquetiers :
« Il dispose en moyenne de 3 minutes et 50 secondes pour prendre connaissance du dossier d’après un compte-rendu oral, demander d’éventuels nouveaux actes d’enquête et prendre une décision finale : classement sans suite, convocation en justice ou déferrement immédiat du mis en cause au tribunal. »
Bien sûr, c’est une moyenne. Le magistrat de permanence reste souvent une heure de plus à son poste pour terminer le boulot.