La guerre continentale aux salaires en Europe nommée austérité dans les médias dominants a des effets formidables.
La Grèce, jadis officiellement classée pays développé est maintenant officiellement rétrogradée 'pays émergent'. Ce pays a été placé aux premières loges dans la guerre aux salaires.
Au terme d'une décennie d'austérité, le leader du parti grec d'opposition Siriza, Alexis Tsipra, appelle à une autre politique européenne. Nous lui laissons la responsabilité de sa démarche et la saluons comme une lutte salutaire contre le fatalisme ambiant.
Nous apprenons dans sa tribune dans le Guardian (en anglais) quelques faits qu'il nous a semblé bon de reprendre:
- l'armée des chômeurs a crû de plus de 10 millions de personnes ces quatre dernières années en Europe
- en Grèce, le chômage touche 27% de la population active, 60% des jeunes
- le PIB a baissé de 25%
- le revenu des ménages a sombré de 40%
- le taux d'endettement de l'État est passé de 120% du PIB à 180% ces quatre dernières années austéritaires
- les salaires ont baissé dans toute l'Europe
- l'Europe est confrontée à une crise sanitaire sans précédent depuis des décennies du fait de la contraction des dépenses de santé, des prestations de sécurité sociale (des salaires sociaux)
