La cour d'appel de Paris a conclu qu'Areva était irresponsable de la mort d'un travailleur d'une de ses filiales (source, Terraeco).
La filialisation des activités est une technique des propriétaires lucratifs pour se défausser des responsabilités de la production, pour en externaliser les coûts. Cette externalisation permet de maintenir les prix face à une concurrence acharnée et/ou d'augmenter les profits distribués aux actionnaires.
Les dégâts de cette déresponsabilisation des propriétaires sont immense. Ici, une vie humaine fauchée dans des souffrances atroces en toute impunité.
L'extraction continue et les actionnaires d'Areva (parmi lesquels l'État français à auteur de 22% ou le CEA, organisme public, à hauteur de 61%) sont toujours bien rétribués sans assumer les coûts sociaux et environnementaux de leurs sous-traitants. Comme la sous-traitances est délocalisée, elle ne doit pas rendre de compte à la justice française.
Le fait que ce soit l'État qui soit actionnaire ne suffit manifestement pas ici à contrecarrer la logique du profits et de l'externalisation des nuisances.
